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Syrians

Cultural heritage destroyed or threatened by the current situation.



Source : le patrimoine archéologique syrien en danger (facebook)


22 August 2013



Syrie – « Les dégâts s’accentuent, l’UNESCO met en place un observatoire » (Nicolas DI CHIARA, 16 décembre 2014)

Le patrimoine archéologique et historique syrien continue de payer un lourd tribut à la guerre civile, notamment Alep, l’une des villes les plus anciennes au monde.

Deux statues représentant des lions, originaires du site archéologique d’Arslan Tash près d’Alep ont été délibérément détruites par un bulldozer. La Maison Ghazaleh, exceptionnel palais du XVIIe siècle, a été pillée. La poursuite des combats dans l'ancienne ville a atteint la citadelle. Ces derniers jours, des groupes armés ont pénétré dans la forteresse, tandis que des obus sont tombés à proximité, endommageant les murailles et les portes extérieures.

Le mois dernier, l’UNESCO avait déjà reçu des informations affirmant que l’historique Grand Sérail Al-Saray Al-Kabir, situé à l’opposé de la citadelle, l’Hôtel Carlton et d’autres infrastructures avoisinantes ont été dévastés par des explosions dans la vieille ville. Le célèbre Yalbogha Hammam est également occupé par des groupes armés.

Dans la ville antique de Bosra aussi, au sud de la Syrie, les bombardements ont fait de nombreux dégâts. Le toit de la mosquée al-Omari a été éventré.
Les photos satellites ont montré plusieurs cratères sur des ruines romaines.

Sans photos satellites cette fois, l'AAAS (American Association for the Advancement of Science) dit avoir observé des dégâts plus limités dans la ville classée de Damas, capitale syrienne. La banlieue est par contre beaucoup moins épargnée, l'AAAS rapporte de nombreuses destructions importantes tout autour de la ville. De nombreuses sources signalent des fouilles illicites et des pillages massifs de la plupart des sites archéologiques syriens.
Au niveau international, le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, et le Représentant spécial conjoint de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue des États arabes pour la Syrie, M. Lakhdar Brahimi, ont fait un appel conjoint afin de souligner les conséquences désastreuses de cette destruction du patrimoine archéologique syrien: « La destruction des vestiges du passé dépouille les générations futures d’un puissant héritage, accroît la haine et le désespoir et hypothèque toute tentative de réconciliation. Il est temps de mettre un coup d’arrêt à ces destructions, de construire la paix et de protéger notre patrimoine commun ».

L'UNESCO a mis en place fin mai un Observatoire pour surveiller et évaluer le patrimoine culturel de la Syrie.  Basé à Beyrouth (Liban), cet organisme réunit plus de 120 experts de 22 pays pour partager des informations, concevoir des politiques et améliorer la coopération internationale lors du conflit et au-delà.  Il comprend des spécialistes du patrimoine culturel de la Syrie et de la diaspora syrienne, des représentants des ONG syriennes, des archéologues et des membres des partenaires institutionnels de l'UNESCO, ainsi que des universitaires. Des représentants de maisons de vente aux enchères ont également participé à la réunion. L’UNESCO a élaboré un ensemble complet d’instruments internationaux visant à protéger le patrimoine culturel. Reconnaissant l’importance du rôle de la culture dans le renforcement de la cohésion sociale et sa contribution à la réconciliation et à la paix, le Conseil de sécurité de l'ONU, par sa résolution 2100 sur le Mali et sa résolution 2139 sur la Syrie, a appelé à protéger le patrimoine culturel et la diversité de celui-ci. L’UNESCO considère que la protection des vies humaines et la protection de la culture sont toutes deux indispensables et interdépendantes en cas de conflit. Chaque fois que le patrimoine culturel est menacé, et cela en quelque lieu que ce soit – récemment en Syrie, en Iraq et au Mali – la Directrice générale de l’UNESCO alerte les parties impliquées sur la nécessité impérieuse d’épargner les sites archéologiques et culturels, les musées, les bibliothèques et les archives des destructions liées aux combats.

Revue de presse :
Nicolas Di Chiara est licencié et agrégé en Histoire de l’art et Archéologie de l’Universitéde Liège (promotion de 2000). Son mémoire de fin d’études a porté sur la civilisation destombelles celtiques en Ardenne belge.De 2001 à 2011, il a été animateur au Préhistosite de Ramioul, s’efforçant de transmettresa passion de l’archéologie à tous les publics, et notamment à celui des enfants.Depuis 2012, il est attaché à la Province de Liège, au service des Affaires culturelles.

December 16, 2014



"‘Stop the destruction’, UN officials urge in plea to save Syria’s cultural heritage" (UN, 12 March 2014)

 
12 March 2014 – The rampant destruction of Syria’s cultural heritage – including ancient cities, houses and temples – is deepening hatred in the war-torn country and must stop, United Nations and Arab League officials warned today, stressing that the protection of Syria’s ancient history is inseparable from the protection of its people.

“Destroying the inheritance of the past robs future generations of a powerful legacy, deepens hatred and despair and undermines all attempts to foster reconciliation,” said Secretary-General Ban Ki-moon, UN Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO) Director General, Irina Bokova, and UN and League of Arab States Joint Special Representative for Syria, Lakhdar Brahimi.

In a rare joint statement issued as the crisis in Syria enters its fourth year, the senior officials said that as Syrians continue to endure incalculable human suffering and loss, their country’s rich tapestry of cultural heritage is being ripped to shreds in the conflict due to fighting, looting, and pillaging at ancient archaeological sites.

“All layers of Syrian culture are now under attack - including pre-Christian, Christian and Muslim,” they said, placing efforts to save Syrian’s heritage within the wider scope of ending violence in the country.

They noted that the protection of cultural heritage is inseparable from the protection of human lives, and should be an integral part of humanitarian and peacebuilding efforts, adding “now is the time to stop the destruction, build peace and protect our common heritage”.

Four of the country’s six UNESCO World Heritage sites are being used for military purposes or have been transformed into battlefields. These include the Crac des Chevaliers and Qal’at Salah El-Din, castles constructed during the Crusades between the 11th and 13th centuries.

Other sites being used for military purposes include Palmyra, which contains ruins of what was believed to have been one of the most important cultural centres of the world in the 1st and 2nd centuries; the Saint Simeon Church in the ancient villages of Northern Syria; and Aleppo, including the Aleppo Citadel.

Syria has two additional sites inscribed to the World Heritage List, the ancient cities of Bosra and Damascus, and 12 sites which are currently under consideration for admission to the list.

The UN today again drew attention to the systematic looting and illicit trafficking of cultural objects from Syria which have reached “unprecedented levels”.

UNESCO officials have said in the past that some of these sites are being wrecked and looted, compromising their scientific value. Among them, the site of Apamea on the Orontes River has been completely destroyed by thousands of illegal digs.

“We appeal to all countries and professional bodies involved in customs, trade and the art market, as well as individuals and tourists, to be on alert for stolen Syrian artifacts,” the joint statement says, also requesting parties to verify the origin of cultural property in adherence to the UNESCO 1970 Convention on illicit trafficking of cultural property.

The officials also spoke out against reports that Syrian artifacts were being deliberately targeted for ideological reasons.

“Human representations in art are being destroyed by extremist groups intent on eradicating unique testimonies of Syria’s rich cultural diversity,” they said in the joint statement.

Mr. Ban, Ms. Bokova and Mr. Brahimi reminded all parties involved in the conflict of their legal obligations under the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, to which Syria is a signatory and which enjoins High Contracting Parties to refrain from acts of hostility directed against such property.

They also called on all parties to halt immediately all destruction of Syrian heritage and protect the World Heritage Sites, in line with UN Security Council resolution 2139 (2014).

Since March 2011, the Syrian conflict has killed well over 100,000 people and driven 8 million from their homes, with 2 million of them seeking refuge in neighbouring countries.

Source : www.un.org/

March 13, 2014



"The destruction of Syria’s cultural heritage must stop" (UNESCO, 12 March 2014)


Statement by UN Secretary General Ban Ki-moon, UNESCO Director-General Irina Bokova and UN and League of Arab States Joint Special Representative to Syria Lakhdar Brahimi: The destruction of Syria’s cultural heritage must stop.

As the people of Syria continue to endure incalculable human suffering and loss, their country’s rich tapestry of cultural heritage is being ripped to shreds.

World Heritage sites have suffered considerable and sometimes irreversible damage. Four of them are being used for military purposes or have been transformed into battlefields: Palmyra; the Crac des Chevaliers; the Saint Simeon Church in the Ancient villages of Northern Syria; and Aleppo, including the Aleppo Citadel.

Archaeological sites are being systematically looted and the illicit trafficking of cultural objects has reached unprecedented levels.

There are alarming reports that Syrian heritage has been deliberately targeted for ideological reasons. Human representations in art are  being destroyed by extremist groups intent on eradicating unique testimonies of Syria’s rich cultural diversity. 

All layers of Syrian culture are now under attack --  including pre-Christian, Christian and Islamic.

The destruction of such precious heritage gravely affects the identity and  history of the Syrian people and all  humanity, damaging the foundations of society for many years to come. The protection of cultural heritage, both tangible and intangible, is inseparable from the protection of human lives, and should be an integral part of humanitarian and peacebuilding efforts.

We therefore make the following joint appeal:

    We call on all parties to halt immediately all destruction of Syrian heritage, and to save Syria’s rich social mosaic and cultural heritage by protecting its World Heritage Sites, in line with UN Security Council Resolution 2139, adopted on 22 January 2014.
    We condemn the use of cultural sites for military purposes and call on all parties to the conflict to uphold international obligations, notably the 1954 Hague Convention for the protection of cultural property in the event of Armed Conflict and customary international humanitarian law.
    We appeal to all countries and professional bodies involved in customs, trade and the art market, as well as individuals and tourists, to be on alert for stolen Syrian artifacts, to verify the origin of cultural property that might be illegally imported, exported and/or offered for sale, and to adhere to the UNESCO 1970 Convention on illicit trafficking of cultural property.

Our efforts to save Syria’s cultural heritage must be part of wider efforts to end violence and move to peace. Destroying the inheritance of the past robs future generations of a powerful legacy, deepens hatred and despair and undermines all attempts to foster reconciliation. Now is the time to stop the destruction, build peace and protect our common heritage.

Source : http://www.unesco.org/

March 13, 2014



La Liste Rouge d’urgence des biens culturels syriens en péril
Emergency Red List of Syrian Cultural Objects at Risk                        -                  icom.museum
La Lista Roja de urgencia de bienes culturales sirios en peligro

Emergency Red List of Syrian Cultural Objects at Risk - icom.museum
Press review/Revue de presse

* "Archaeological Storehouses Looted in Syria" (LiveScience.com, 12 March 2014)

* "Syria cultural heritage in peril from war, looting: UN" (The Daily Star, 12 March 2014)

* "Pas une seule strate de la culture syrienne -pré-chrétienne, chrétienne, islamique- n'est épargnée" (L'Orient-Le Jour, 13 mars 2014)

* "Le patrimoine syrien menacé de destruction et de pillage" (La Croix, 24 février 2014)

* "Ces monuments syriens menacés" (La Croix, 21 février 2014)

* "The Culture of War: Saving history" (Past Horizons Archaeology News, 19 February 2014)

* "Le patrimoine culturel, victime oubliée de la guerre" (L'Orient-Le Jour, 12 février 2014)

* "La victime oubliée de la guerre en Syrie" (L'Expression, 12 février 2014)

* "The destruction of the idols: Syria's patrimony at risk from extremists" (The Independent, 11 February 2014)

* "International campaign for Syrian cultural heritage at risk" (ANSAmed, 11 February 2014)

* "Cri d'alarme sur le patrimoine syrien en danger" (Le Point, 26 septembre 2013)

* "Syrie : un patrimoine millénaire en cours de destruction" (Radio Vatican, 26 septembre 2013)

* "As War Rages in Syria, Efforts are Made to Save Cultur" (Voice of America, 25 September 2013)

* "Saving Syria’s Cultural Heritage (USA Embassy, 24 September 2013)

* "“Destruction of Islamic Cultural Heritage in Syria” report" (www.worldbulletin.net, 10 September 2013)

* "Historical sites in Syria threatened" (DigitalJournal.com, 8 September 2013)

* "Syria rebels withdraw from ancient Christian town of Maaloula" (BBC News, 6 September 2013)

* "Syrie: les rebelles se retirent de l'entrée d'une antique cité chrétienne" (RTBF, 6 septembre 2013)

* "Syrian rebels attack historic Christian village" (Catholic Culture, 6 September 2013)

* "Syria: UNESCO's Six World Heritage Sites Damaged in War [PHOTOS]" (IBTimes.co.uk, 4 September 2013)

*  "Heritage and the Syrian crisis" (Ahram Online, 4 Setember 2013)

* "UNESCO, The UN's cultural organisation, urges Syrian belligerents to spare heritage" (Art Daily, 30 August 2013

* "En Syrie, un patrimoine culturel dévasté" (Le Monde, 30 août 2013)

* "“Stop the destruction!” urges UNESCO Director-General" (UNESCO, 29 August 2013)

* "Syrie : l'Unesco veut éviter les pillages et le trafic des antiquités" (Le Figaro, 29 août 2013)

* "Syrie, joyau de l'humanité en danger" (lepoint.fr, 25 août 2013)

* "Le patrimoine syrien rongé par les bombes et les pillages" (Libération, 11 août 2013)


* "Syrie : Alep avant, et après les bombardements" (Le Monde, 7 août 2013)

* "En Syrie, la guerre civile met en péril un patrimoine culturel mondial" (Le Monde, 24 juillet 2013)


 Homs - Bombardement du Krak des Chevaliers 18. 08. 2013

Source : Protect Syrian Archaeology

http://www.apsa2011.com/

* "Le temps : En Syrie, l’Histoire assassinée" (Angélique Mounier-Kuhn, 22 juillet 2013)

"La guerre qui broie les vies humaines saccage aussi les trésors culturels de ce pays terre de civilisations. Lieux de culte bombardés, cités millénaires labourées par les fouilles sauvages, antiquités acheminées clandestinement à l’étranger, c’est la mémoire du monde qui est menacée.

Ce jour d’avril dernier, ce fut comme si une trappe s’était dérobée sous les pieds de Maamoun Abdulkarim, le directeur général des Antiquités et des Musées en Syrie, et qu’il s’était effondré lui aussi, dans un gouffre existentiel. Le minaret de la Grande Mosquée d’Alep venait de s’écrouler. Dans son bureau de Damas, Maamoun Abdulkarim est accablé par les images de la destruction mises en ligne sur YouTube; en septembre 2012, déjà, il avait été tétanisé par celles montrant le souk d’Alep dévoré par les flammes.

Trois mois plus tard, nul ne peut dire qui, des rebelles syriens ou des soldats loyaux à Bachar el-Assad, ont porté le coup de grâce à cette tour vertigineuse et carrée, seule rescapée d’un incendie qui avait ravagé la mosquée originelle, fondée sous les Omeyyades puis reconstruite au XIIe siècle par Saladin. Pour les premiers, le minaret a été anéanti par les bombardements des chars syriens; pour les seconds, il a été dynamité par des insurgés qui avaient réinvesti l’édifice fin février.

Peut-être a-t-il inéluctablement succombé aux assauts croisés des uns et des autres, après des mois de combats acharnés dans son périmètre. «Ça a été un choc, une catastrophe totale, se remémore Maamoun Abdulkarim, joint à Damas par téléphone. J’ai été touché au cœur. Ce minaret, l’un des grands symboles de notre patrimoine, était resté debout au Moyen Age. Sa chute est une insulte à la civilisation moderne. Je me suis demandé: suis-je capable de continuer ma mission? Puis-je encore faire quelque chose pour ce peuple? Et qu’est-ce qui nous attend si je quitte ma tâche?»

Ces questions ne cessent de le hanter. Comme elles taraudent au quotidien la plupart de ses compatriotes archéologues, restés au pays ou exilés, impuissants face à la dévastation du patrimoine syrien. Lieux de culte éventrés, fortifications bombardées, cités millénaires labourées par les fouilles sauvages, antiquités acheminées clandestinement à l’étranger pour y être revendues à des collectionneurs sans scrupule… Il est impossible, dans le chaos de la guerre, de dresser un état des lieux précis, a fortiori quand les inquiétudes portent sur des sites archéologiques excentrés et désertés par leurs gardiens comme à Mari, une cité de caractère syro-mésopotamien, construite au deuxième ou troisième millénaire avant notre ère, ou Doura Europos, une colonie macédonienne édifiée en 300-320 av. J.-C., toutes deux situées dans la vallée de l’Euphrate, à la frontière irakienne. Mais tout laisse supposer qu’un désastre est à l’œuvre. «La situation est gravissime, sans doute la plus grave de toute mon expérience. Elle l’est pour les six sites syriens inscrits au patrimoine mondial (ndlr: classés patrimoine en danger en juin dernier), et ceux qui ne le sont pas», confirme Francesco Bandarin, directeur général adjoint pour la Culture à l’Unesco. D’après le Département d’Etat américain, qui a réalisé une carte des lieux en danger, 97% du patrimoine syrien se trouve en zone de conflit ou de déplacement. Autant dire que l’intégralité est exposée" (Lire la suite de l'article sur http://www.apsa2011.com/)

* "Rapport sur les musées syriens 2011-2012 - État des lieux n°1. Douze musées syriens victimes de vols et de bombardements"

Selon l'UNESCO, le musée est « une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fins d'études, d'éducation et de délectation. »[1]

Il est aujourd'hui impensable de détacher le musée – lieu de conservation, d'étude et de réflexion sur le patrimoine et la culture – des enjeux majeurs de notre temps. Il est du devoir des institutions nationales et internationales, mais aussi des populations, de protéger les musées en cas de conflit.

C'est dans ce cadre que l'équipe de l'Association pour la Protection de l'Archéologie Syrienne veut attirer attention sur les menaces de pillage, de destruction et d'anéantissement qui pèsent sur le patrimoine et les richesses archéologiques de la Syrie.

Il y a en Syrie trente-huit musées (archéologiques, consacrés aux arts et traditions populaires ou spécialisés) répartis entre différents gouvernorats et villes. Ces musées renferment dans leurs collections des centaines de milliers d'objets et de trésors archéologiques et traditionnels datant de périodes variées, ainsi que des œuvres d'art – tableaux, sculptures... – réalisées par des artistes syriens contemporains.

Les musées syriens ne disposent pas des moyens de protection nécessaires. Ils sont menacés de vandalisme, pillage et destruction depuis le 15 mars 2011. Dans le climat d'insécurité qui s'est installé dans plusieurs villes, certains musées ont été victimes de vols ou de pillages, d'autres de bombardements. Leur situation est comparable à celle que connurent les musées irakiens dont les richesses culturelles et historiques ont subi de lourds dommages.

Pendant ces derniers vingt-deux mois, certains musées syriens, comme bien d'autres édifices, ont été victimes de vols, de destructions ou de bombardements. Les informations réunies jusqu'à ce jour, soit le 5 janvier 2013, par l'Association pour la Protection de l'Archéologie Syrienne nous permettent de dresser un bilan des différents types de dégâts subis par les musées. Notre présentation suivra une progression géographique (Consulter la suite du document)

Unesco

* “Stop the destruction!” urges UNESCO Director-General (UNESCO, 29 August 2013)

Experts meet to coordinate action for safeguarding Syria's cultural heritage

The Director-General of UNESCO, Irina Bokova, today called on all parties involved in the conflict in Syria to safeguard the country’s cultural heritage and take all possible measures to avoid further destruction. The Director-General’s appeal followed a meeting of experts held at the Organization’s Headquarters today to examine  an action plan aimed at preventing further losses and repairing damage where and when it will be possible.        

“UNESCO is determined to use its expertise and its networks to help the Syrian people preserve their exceptional cultural heritage,” the Director-General said. “Protecting heritage is inseparable from protecting populations, because heritage enshrines a people’s values and identities.

“We have heard today of the serious damage that has already been inflicted on Syria’s heritage, The destruction of sites such as the historic souk in Aleppo has made headlines around the world, clearly reflecting the concern and distress of people everywhere.

“I urge all parties to take all necessary precautions to stop the destruction of Syria’s cultural heritage, which includes some of the most precious in the world.”

Today’s meeting was chaired by Ms Bokova and brought together Lakhdar Brahimi, the Joint Special Representative  of the United Nations and the League of Arab States for Syria; Stefano de Caro, Director-General of the International Centre for the Study of the Preservation and Restoration of Cultural Property (ICCROM); Hanna Pennock, interim Director General of the International Council of Museums (ICOM); Philippe Allard, Director General of the International Council on Monuments and Sites (ICOMOS); alongside representatives of Interpol, the world’s largest international police organization; the World Customs Organization (WCO); the European Union and UNESCO experts.

“Syria’s past is threatened, just as much as its present and its future,” Mr Brahimi said. “I can bear witness and get your message across to the leaders I meet.”

They endorsed UNESCO’s continuing action to raise awareness and share information about the status of Syria’s heritage, notably the country’s six World Heritage sites, important archaeological sites, and moveable heritage, including museums and other collections.

UNESCO has been providing training to Syrian and regional heritage professionals in an effort to preserve properties and collections from destruction, looting and illegal trafficking. The Organization has also been sharing information available on damage to all types of heritage, so as to alert customs services and art dealers about stolen heritage and help them respect the international ban on trading in looted properties (see 1970 Convention on the Means of Prohibiting and Preventing the Illicit Import, Export and Transfer of    Ownership of Cultural Property and the 1954 Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict and its First Protocol).

During the meeting, UNESCO highlighted its experience in coordinating actions to preserve heritage in times of conflict, most recently in Mali, Libya, and Iraq.

“There is no culture without people; and no society without culture,” said Irina Bokova at the close of the meeting

* UNESCO Director-General deplores the escalation of violence and the damage to World Heritage in Syria (Unesco, 16 July 2013)

The Director-General of UNESCO, Irina Bokova, has expressed deep shock at news of further destruction to cultural heritage in Syria, and particularly following the publication of media reports and images depicting damage to the Crac des Chevaliers, one of Syria’s World Heritage sites. These two castles are outstanding examples of the region’s fortified architecture developed during the Crusades between the 11th and 13th centuries.

Irina Bokova calls upon the perpetrators to cease the destruction immediately and urges all the parties to the conflict to take the necessary measures to ensure the safeguarding of this World Heritage site along with all of Syria’s cultural property.

At the recent session of the World Heritage Committee in Cambodia, the six World Heritage sites in Syria were inscribed on the List of World Heritage in Danger, demonstrating the serious concern of the international community over the threats facing the heritage of the country, during the current period of civil strife and turmoil. The members of the World Heritage Committee “urged all parties associated with the situation in Syria to refrain from any action that would cause further damage to cultural heritage of the country and to fulfil their obligations under international law by taking all possible measures to protect such heritage”.

As the Director-General stated in her statement earlier this year, “destroying the inheritance of the past, which is the legacy for future generations, serves no purpose except that of deepening hatred and despair and it further weaken the foundations for cohesion of Syrian society.” Irina Bokova reiterates her appeal to all concerned parties and wishes to remind them of their legal obligations under the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, to which Syria is a signatory and which enjoins High Contracting Parties to refrain from any act of hostility directed against cultural property.

As previously stated, UNESCO stands prepared to cooperate with all parties concerned in deploying all possible efforts to protect Syria’s cultural monuments to the extent allowed by the volatile security situation.


* UNESCO Director-General deplores continuing destruction of ancient Aleppo, a World Heritage site (Unesco, 24 April 2013)

UNESCO Director-General Irina Bokova expressed her deep distress over reports of the continuing destruction which has severely damaged the ancient city of Aleppo, a UNESCO World Heritage site since 1986. Today, the minaret of one of Syria's most famous mosques was destroyed during clashes in the northern city of Aleppo.

The mosque, which is located within the UNESCO World Heritage site, has been devastated during the clashes and its minaret was reduced to debris.

The Great Mosque, at the heart of the ancient city of Aleppo, had already been badly damaged by fire during heavy fighting in the ancient city in October 2012. On that occasion, the Director-General reminded all parties of the country’s obligations under the 1954 Hague Convention for the Protection of Cultural Property in the Event of Armed Conflict, to which Syria is a signatory.

The Ancient City of Aleppo was inscribed on UNESCO’s World Heritage List in 1986, in recognition of its “rare and authentic Arab architectural styles” and its testimony to the city's cultural, social, and technological development from the Mameluke period. It is one of six Syrian World Heritage sites.



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Protect Syrian Archaeology

* Le patrimoine archéologique syrien en danger 


Pictures



Qala'at al-Mudiq en danger : Conséquences des bombardements sur la citadelle. 24 juillet 2013
Qala'at al-Mudiq under threat: Effects of bombings on the citadel. 24 July 2013
Qala'at al-Mudiq en peligro: Consecuencias de los bombardeos sobre el castillo. 24 de julio 2013
Source : Le patrimoine archéologique syrien en danger (Facebook)

Qala'at al-Mudiq en danger : Conséquences des bombardements sur la citadelle. 24 juillet 2013

Alep – La vieille ville : état des lieux de la Grande Mosquée d'Alep /4 juin 2013
Aleppo - Old town: state of the Great Mosque of Aleppo/4 June 2013
Alep - ciudad antigua: situación de la Gran Mezquita de Alepo /4 de junio 2013
Source : Le patrimoine archéologique syrien en danger (Facebook)

Alep – La vieille ville : état des lieux de la Grande Mosquée d'Alep /4 juin 2013
Palmyra - 7 mars 2013
état des lieux après du temple de Bal après le bombardement
http://www.youtube.com/


Source : Protect Syrian Archaeology

2 mai 2013

Source : Protect Syrian Archaeology


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