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Archeologia.be - L'Abécédaire de l'Archéologie
Archeologia.be - L'Abécédaire de l'Archéologie

Le Musée Archéologique d'Arlon en quelques mots - Riche de son passé, le musée provincial abrite de nombreux témoins de la civilisation gallo-romaine dont l'une des plus importantes galeries lapidaires d'Europe. Décorés de scènes de vie quotidienne, les bas-reliefs, ainsi que les nombreux objets issus de l'artisanat antique offrent un large aperçu des coutumes et mœurs de nos ancêtres.

Entrez dans l'histoire et venez découvrir la civilisation gallo-romaine au Musée Archéologique d'Arlon !

Site officiel du Musée : http://www.ial.be/


Article en ligne * "Le Musée sort de ses réserves : Présentation du crâne d'un jeune homme mérovingien" par Emilie Guillaume, collaboratrice scientifique au sein du Musée (Archeologia.be, 6 février 2013)

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Conditions de découverte

En 1907, une dizaine de tombes mérovingiennes sont mises au jour dans une carrière de pierres de Rosières, à Houdrigny (Meix-devant-Virton). Parmi le matériel funéraire des tombes, deux crânes ont été découverts.

L’importance des ossements en contexte de fouilles

Les squelettes humains exhumés lors des fouilles archéologiques constituent une source essentielle de renseignements sur les populations qui ont habité le site. En effet, l’étude des dents et des os permet non seulement de préciser des données démographiques (à partir de l’âge et du sexe des individus) mais aussi de reconstituer les modes de vie (alimentation, habitudes et activités quotidiennes).

Un crâne relativement bien conservé

Ce crâne est relativement bien conservé, malgré les siècles qu’il a traversé. L’ensemble des tombes sont en effet datées du VIe ou VIIe siècle. La boîte crânienne est complète, de même que les mâchoires qui affichent toujours leurs trente-deux dents à l’émail parfait, sans la moindre carie.

Homme ou femme ?

Les méthodes de détermination du sexe sont basées sur l’observation de caractères morphologiques ou sur les relevés de mensuration des os longs (longueurs, diamètres, etc.). La différence de sexe au niveau du squelette est surtout marquée au niveau du bassin. Chez la femme, le contour du bassin est plus circulaire alors qu’il est plus triangulaire chez l’homme. Au niveau du crâne, puisqu’il ne reste que cette partie ici, on remarque chez l’homme des arcades sourcilières plus proéminentes, un front plus fuyant et une mandibule plus anguleuse, que chez la femme.

Age du décès

Lorsque l’on tente de déterminer  l’âge d’un individu au moment de sa mort, il faut  être attentif aux oblitérations des sutures crâniennes : les différents os du  crâne sont séparés par des sutures très visibles à la naissance mais qui se ferment avec l’âge. Les spécialistes ont estimé l’âge de cet homme au moment de son décès à une vingtaine d’années.
Cette hypothèse est renforcée par la dentition du sujet. En effet, tout comme les os, les dents présentent un degré d’usure. Au fur et à mesure de leur utilisation, elles s’usent : l’émail s’abrase et laisse apparaître la dentine. On ne constate ici aucune abrasion.

Sources :
- « Les restes humains », dans La Vie des Musées, éd. ICOM Belgique, n°23, Stavelot, 2011.
- J.-B. SIBENALER, « Tombes mérovingiennes trouvées à Rosières, vieux chemin de Virton à Houdrigny », dans AIAL, n°42, 1903, pp. 200-201.


Le Musée sort de ses réserves : Présentation du crâne d'un jeune homme mérovingien par Emilie Guillaume, collaboratrice scientifique


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