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Archeologia.be - L'Abécédaire de l'Archéologie
Actualité de l'archéologie et du patrimoine culturel

Cette rubrique vous propose une série de communiqués de presse (CNRS, INRAP,...) ainsi que des articles et entretiens exclusifs.

Via notre Page Facebook, nous vous proposons également de suivre au quotidien l'actualité de l'archéologie et du patrimoine culturel.

Si vous souhaitez publier un communiqué de presse sur Archeologia.be, vous pouvez adresser ce dernier à: arkeologia@yahoo.fr




Le Pont des Trous, vestige médiéval, sera détruit

France - "Au fond du puits, mystérieuse découverte à Entrains-sur-Nohain" (INRAP, 18 décembre 2013)


L’Inrap vient de mener cinq mois de fouilles archéologiques à Entrains-sur-Nohain, à l’occasion d’un aménagement privé, sur prescription de l’État (Drac Bourgogne). Les 1 000 m2 explorés ont livré une partie de l’agglomération antique d’Intaranum. De façon inattendue, les vestiges d’un charnier – témoin du massacre d’une population civile – ont été exhumés (Lire la suite)

Posté le 19 décembre 2013



France - Petition en ligne "Conserver les missions du Centre national d'archéologie urbaine (Cnau) à Tours" (Archeologia.be, 4 décembre 2013)


Alors que le Ministère de la Culture et de la Communication renonce définitivement au Centre national d’archéologie urbaine après l’avoir laissé périclité depuis plusieurs années, il est plus que temps pour les archéologues de manifester leur soutien à cette structure de service, de recherche et de documentation. Il est temps aussi de rappeler aux élus et aux aménageurs son rôle fondamental dans la gestion des vestiges archéologiques lors des grands travaux d’aménagement -
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Posté le 4 décembre 2013



Ressource en ligne - Nordoc’Archéo : un portail documentaire collaboratif de l’archéologie régionale (Archeologia.be, 27 novembre 2013)


Nordoc’archéo est un réseau documentaire en archéologie septentrionale. Il a pour but de mieux connaître les ressources documentaires en archéologie réparties sur le territoire Nord-Pas-de-Calais et d’en faciliter la recherche et l’accès. Il est destiné plus particulièrement aux archéologues, chercheurs et étudiants.

Il regroupe à ce jour sept centres de documentation et bibliothèques d’institutions variées :
- Bibliothèque des Sciences de l’Antiquité (Université Lille 3)
- Centre départemental d’archéologie du Pas-de-Calais (CG62)
- Direction de l’archéologie préventive du Douaisis
- Forum antique de Bavay, musée archéologique du département du Nord (CG59)
- Institut de Recherches Historiques du Septentrion (IRHiS UMR 8529, CNRS – Université Lille 3)
- Service archéologique départemental du Nord (CG59)
- Service régional de l’archéologie Nord-Pas-de-Calais (DRAC)

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Posté le 27 novembre 2013



France - Une « Fibule en or » découverte par un prospecteur vendue sur Ebay pour 10.000 euros (Archeologia.be, 25 novembre 2013)


Le titre de l’annonce interpellait quelque peu. Le descriptif qui s’en suivait mit davantage mal à l’aise : "Bonjour, voila une fibule celtique en or pur "environ 7 grammes" ; magnifique travail effectué sur l’objet - me demander photos supplémentaires si intéressé, bonnes enchères".  Adossé à ma chaise, une question viendra me tarauder l’esprit : comment un tel objet a-t-il pu atterrir ainsi sur Ebay ?


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Posté le 25 novembre 2013



Découvertes archéologiques en Haute Egypte (CNRS, 21 novembre 2013)


Deux statues de dignitaires égyptiens, un scribe médecin et un grand prêtre contemporain de Ramsès II, ont été mises au jour sur le site d'Ermant, dans la région de Thèbes (Haute Egypte), ainsi qu'un fragment de paroi en calcaire provenant d'un temple datant du Moyen Empire (2000 ans avant JC). Cette découverte exceptionnelle a été réalisée par l'équipe d'archéologues menée par Christophe Thiers, directeur du Centre franco-égyptien d'étude des temples de Karnak (CNRS/ministère d'état des antiquités égyptiennes). Ces deux statues, l'une en calcaire (93 cm de haut) et l'autre en granodiorite (68,5 cm de haut) constituent des œuvres exceptionnelles et atypiques par leur état de conservation, leurs textes hiéroglyphiques et leur iconographie. C'est sur ce même site d'Ermant qu'ont été retrouvées, il y a quelques jours, cinq têtes de pharaons sculptées dans la pierre (Lire la suite)

Posté le 21 novembre 2013



Belgique
- Préservons l'identité du Pont des Trous, Monument emblématique de Tournai!

Tournai - Pour la tenue d'un référendum sur l'avenir du Pont des Trous

Posté le 6 novembre 2013



France - "Une forge de l’âge du Bronze à Metz, fouille archéologique de la ZAC du Sansonnet" (INRAP, 1er octobre 2012)


Depuis juin 2012, les archéologues de l’Inrap fouillent sur prescription de l’État (Drac Lorraine), le site de la ZAC du Sansonnet préalablement à son aménagement par la Ville de Metz. Cette opération archéologique se déroule sur 2 hectares qui seront fouillés en cinq zones. Elle concerne principalement la période de l’âge du Bronze. Deux secteurs sont en cours d’étude et permettent notamment d’appréhender des habitats de l’âge du Bronze final (entre 1350 et 800 avant notre ère) et de découvrir leurs activités artisanales. Les chercheurs viennent notamment de mettre au jour une découverte exceptionnelle, une forge. Sans être spectaculaire, cette forge est un témoin rare de la phase de production des objets en métal à cette période dont les traces, souvent ténues et fragiles, sont d’autant plus précieuses pour notre histoire collective
 (Lire la suite)

Posté le 30 octobre 2013



France - "Un site archéologique d’exception à Obernai (Bas-Rhin) : plus de 6 000 ans d’occupation" (INRAP, 24 octobre 2013)


Dans le cadre de l’aménagement d’un Parc d’activités économiques à vocation industrielle par la communauté de communes du Pays de Sainte Odile, l’Inrap vient d’achever, sur prescription de l’État (DRAC Alsace), une importante fouille à Obernai. Sur plus de 7,5 hectares, se succèdent des sociétés néolithique, gauloise, gallo-romaine, mérovingienne. La fouille archéologique de ce site apporte de nouveaux éclairages sur l’évolution cultuelle et les mouvements de population sur près de six millénaires, mais aussi sur l’organisation territoriale de l’Alsace (Lire la suite)


Déformation crânienne - Obernai (France)

Posté le 25 octobre 2013



Belgique - "Le Musée sort de ses réserves : Présentation du crâne d'un jeune homme mérovingien" par Emilie Guillaume, collaboratrice scientifique au sein du Musée archéologique d'Arlon

En 1907, une dizaine de tombes mérovingiennes sont mises au jour dans une carrière de pierres de Rosières, à Houdrigny (Meix-devant-Virton). Parmi le matériel funéraire des tombes, deux crânes ont été découverts (Lire la suite)

Posté le 22 octobre 2013



Suède - Des
archéologues suédois ont mis au jour les vestiges d'un ensemble exceptionnel d'alignements daté du Vème siècle après J.-C. et situé à proximité des tumulus royaux d'"Old Uppsala" (Archeologia.be, 19 octobre 2013) Lire l'article

Old Uppsala - Wikipedia

Posté le 19 octobre 2013



France - Ressource en ligne : Les rapports de fouille du Service municipal d'archéologie de la Ville de Chartres accessibles en ligne!


URL : http://archeologie.chartres.fr/la-recherche/les-rapports-de-fouilles/

Une simple inscription suffit pour en disposer librement.


Posté le 16 octobre 2013




Bolivie -
Découvertes exceptionnelles au Lac Titicaca par une équipe belge d’archéologues (ULB, 9 octobre 2013)

Une première campagne de fouilles subaquatiques dans le Lac Titicaca a été menée cet été par l’équipe de Christophe Delaere, aspirant du F.R.S.-FNRS au CReA-Patrimoine. Les recherches ont livré plusieurs dépôts rituels de la période Tiahuanaco (6e-11e siècle) composés notamment d’objets en or et en pierre semi-précieuses. Ces découvertes ont été annoncées lors d’une conférence de presse par le Président de l’Etat Plurinational de Bolivie, Evo Morales (Lire la suite de l'article)

Découvertes exceptionnelles au Lac Titicaca (Bolivie) - Chistrophe DELAERE et son équipe

Posté le 12 octobre 2013




Grèce - Découverte rarissime d'un portique antique vieux de 2700 ans

Cet été, sur le site de l'ancienne ville d'Argilos dans le nord de la Grèce, une fouille archéologique, dirigée par Jacques Perreault, professeur à l'Université de Montréal, a permis la découverte d'un portique vieux de 2700 ans. Comme le souligne l'archéologue, le découverte de portiques antiques est relativement fréquente, mais cette découverte est très importante car il s'agit du plus ancien exemple de portique découverte dans le nord de la Grèce ; la plupart des portiques étant datés du 3ème au 1er siècle.

Lire la suite de l'article : "Archaeology excavation discovers 2700 year old Greek Portico" (Heritage Daily, 9 october 2013
)

Posté le 9 octobre 2013




France - L’Inrap fête la science (
7 octobre 2013)

Du 9 au 13 octobre 2013, l’Inrap fête la science à travers la France. Plus de 60 manifestations sont proposées pour découvrir l’archéologie, ses disciplines, ses métiers, les découvertes récentes de l’institut grâce à des expérimentations, des visites commentées, conférences, journées portes ouvertes, des ateliers et animations dédiés au jeune public. Autant d’occasions d’échanger avec les archéologues. La palynologie, l’anthropologie, la tracéologie, la céramologie, la géomorphologie, l’archéozoologie sont des disciplines scientifiques à découvrir aux Villages des sciences, comme à Belfort, Betton, Chambéry, Gif-sur-Yvette, Marseille, Nantes, Nice, Nîmes, Orléans, Perpignan, Tain L’Hermitage, Tours... 

L’Inrap en lice pour le prix « Le goût des sciences »
Dans le cadre de la Fête de la Science,  depuis 2008, le prix « Le goût des sciences » récompense les meilleures initiatives et publications qui facilitent l'accès aux connaissances scientifiques. Trois lauréats seront ainsi récompensés dans les catégories  « Le livre généraliste », « Les scientifiques communiquent » et « La science expliquée aux jeunes ». C’est dans cette dernière catégorie qu’est nominée Archéo Animaux de Lamys Hachem, l’ouvrage coédité par l’Inrap et Actes Sud Junior. Archéologue spécialisée dans les études de faunes protohistoriques, Lamys Hachem travaille à l'Inrap. Elle participe activement à la formation d'étudiants en archéologie et à la diffusion des connaissances par des publications scientifiques et des contributions pour le grand public.

Des ateliers à la Cité des Sciences à Paris
L’Inrap propose deux ateliers pour les enfants à la Cité des Sciences et de l’Industrie : « Soyons fouilles ! ». Silex, ossements, charbons, coquillages ou encore foyers… les enfants deviennent archéologue le temps d’un atelier pour prélever des vestiges du sol. Il s’agit d’un module qui reconstitue un sol d’habitat de la fin de la Préhistoire, tel que l’archéologue peut le trouver lors d’une fouille, avec des reconstitutions de vestiges archéologiques recouverts de sable.

Plus d'infos sur le site de l'INRAP


Posté le 7 octobre 2013




Suède - Des archéologues découvrent un "Pompéi": des centaines de personnes figées dans la mort à la suite d'un massacre

Les faits se sont déroulés sur l'île d'Öland au Vème siècle, soit il y a plus de 1500 ans. Comme le relata un archéologue : "il s'agit d'instants figés dans le temps comme vous en recontrez rarement en archéologie. C'est comme à Pompéi: une chose terrible et terrifiante arrive, et tout s'arrête d'un seul coup".

Jusqu'à présent, seuls cinq corps ont été découverts dans les ruines de l'une des huttes. Deux ont été trouvés gisant à côté de la porte, comme si ils  avaient été abattus alors qu'ils tentaient désespérément de se fuir. Toutefois, de nombreux sondages laissent présager un massacre d'une ampleur sans précédent.

Une question interpelle toutefois : pourquoi le fort est demeuré intacte pendant 1500 ans? Pourquoi il n'y a pas eu de pillages des dépouilles? L'endroit serait-il devenu tabou après la massacre? Autant de questions en mal de réponses.

URL : "Archaeologists unearth Sweden's own Pompeii: Hundreds died in 'brutal massacre' at island fort 1,500 years ago" (Daily Mail, 6 october 201
3)

Posté le 6 octobre 2013




Ressource en ligne - "Datation par thermoluminescence (TL) ou par luminescence stimulée optiquement (OSL) en archéologie : pour une mise en œuvre optimisée de ces méthodes"


Drs Emmanuel VARTANIAN et Céline ROQUE Re.S.Artes - Lire la suite



Posté le 30 septembre 2013




Ressource en ligne - Le revue Archéologie du Midi Médiéval est désormais en ligne sur Persée jusqu'en 2008 (t. 26), ainsi que ses suppléments, jusqu'au n° 5 (2008).

La revue annuelle interrégionale “Archéologie du Midi Médiéval” (A.M.M.) est publiée par l’association “Centre d’Archéologie Médiévale du Languedoc” (C.A.M.L.) avec le soutien du Ministère de la Culture / Sous-Direction de l’Archéologie, de l’UMR 5608 TRACES – CNRS (Toulouse), de l’UMR 5136 FRAMESPA – CNRS (Toulouse), du Conseil Général de l’Aude et de la Ville de Carcassonne.

A.M.M. est devenue une publication de référence pour l’archéologie médiévale méridionale. A ce jour (2013), en l’espace de 30 ans, la revue forte de 26 volumes représente au total plus de 6600 pages publiées, soit 270 articles, 117 Notes et documents et plus de 400 auteurs représentatifs des divers secteurs de la recherche : associations, étudiants, universités, musées, ministère de la Culture, C.N.R.S., I.N.R.A.P., opérateurs privés …

La revue A.M.M. est complétée par une collection de Suppléments, publications de recherches individuelles ou collectives, ou d’actes de colloques.

Un tout nouveau site web sur hypotheses.org accompagne la mise en ligne : http://amm.hypotheses.org/


Posté le 24 septembre 2013




France - Un exceptionnel service à vin découvert à Argentomagus (INRAP, 18 septembre 2013)


À Saint-Marcel, le musée est installé à l’emplacement d’un oppidum gaulois, devenu agglomération gallo-romaine au Ier siècle de notre ère. Créé en 1990, le musée de site présente à la fois les objets et vestiges (théâtre, fontaine...) mis au jour depuis le XIXe siècle. Les chercheurs y mènent également chaque été, depuis 30 ans, des fouilles archéologiques, à l’aide d’étudiants stagiaires (Lire la suite)

Posté le 20 septembre 2013



Belgique - Koregos partenaire de l'exposition Jo Delahaut


Peintre, théoricien, professeur, docteur en histoire de l'art, Jo Delahaut (1911-1992) est un des maîtres de l'abstraction (et plus particulièrement de la non-figuration) en Belgique. « Je vise à ordonner le chaos … Je voudrais contribuer à une claire ordonnance intérieure qui débarrasse l'âme du fouillis qui la défigure » écrit-il.

Il est aussi correspondant de la revue Art d'Aujourd'hui (1949), co-fondateur du groupe Art Abstrait (1952), il signe, avec Bury, Elno et Séaux le Manifeste du spatialisme (1954) et en 1956 il fonde, avec Séaux et Bilcke, le groupe Art abstrait-formes. Son œuvre explore, avec une rigueur absolue, toutes les ressources de la forme, de la couleur et de la spatialité.

A l'occasion de cette manifestation (L'art et l'être à la Maison des arts de Schaerbeek et Hors limites au Botanique) Koregos publie un dossier thématique composé de cinq reporticles. Un texte signé Philippe Roberts-Jones et que l'auteur intitule Jo Delahaut et la maîtrise d'un langage, paru en 1982. Laura Neve, avec Delahaut engagé et visionnaire, contextualise l'œuvre de l'artiste ainsi que sa réflexion. Anthony Spiegeler propose Ordonner le chaos qui problématise la pratique picturale de Jo Delahaut. Denis Laoureux, avec Peintre écrivant, analyse les relations peinture/écriture. Ce reporticle est accompagné d'un pdf : Jo Delahaut, Ecrits, réunis par Claude Goormans et Philippe Roberts-Jones, Bruxelles, Académie royale de Belgique, 2003. Le dernier reporticle propose l'édition du catalogue scientifique des œuvres de Delahaut exposées au Botanique. Enfin, une capsule vidéo accompagnera également le dossier thématique et sera mise en ligne ultérieurement (Lire la suite sur le site de Koregos)


Posté le 16 septembre 2013



Irlande - Des archéologues découvrent une tombe à couloir  jusqu'alors inconnue à proximité du site de Newgrange par l'entremise de la technologie LIDAR.

Cette découverte a été faite en ayant eu recours à la méthode de télédétection par laser appelée LIDAR. Il s'agit de la première découverte effectuée sur le site sans qu'aucune fouille ne soit réalisée.

Sur la base des images recueilles,
l'équipe de scientifique, dirigée par Kevin Barton, ont ainsi pu voir se dessiner un monticule entouré d'une  enceinte circulaire.

La fouille qui se profile permettra peut-être d'apporter des réponses au rôle encore débattu de ces tombes à couloir : avait-elle une vocation pour accueillir des cérémonies religieuses? Ou s'agit-il simplement d'un complexe funéraire stricto sensu?

L'article complet est à lire sur le site IrishCentral : "Archaeologists discover new tomb and passage at Newgrange" (IrishCentral, 12 September 2013)

Posté le 12 septembre 2013



France - La Ville de Paris présente son programme pour les Journées Européennes du Patrimoine 2013 (Ville de Paris, 11 septembre 2013)


Les 14 et 15 septembre 2013, les Journées Européennes du Patrimoine, temps fort de la rentrée parisienne, célébreront leur trentième anniversaire ainsi que le centenaire de la loi sur la protection des monuments historiques. Parisiens et amoureux de Paris seront invités à ouvrir grand leurs yeux sur la ville et ses richesses, à chaque coin de rue et dans les musées municipaux. Cette année, grâce à une information enrichie sur Paris.fr et plusieurs applications pour mobiles, ils pourront composer, en plus, leurs propres balades et découvrir en toute liberté l’exceptionnel patrimoine parisien.
Au cœur de Paris, l’Hôtel de Ville ouvrira les portes de ses salons, de sa bibliothèque, de la salle du Conseil et présentera une sélection d’œuvres choisies du Fonds Municipal d’Art Contemporain pour une visite unique. Rencontres avec les horlogers et autres artisans d’art, et grâce à un flash code dédié téléchargeable sur smartphone, commentaires et anecdotes permettront aux parisiens de découvrir ce lieu unique. Projection du film « Paris, la ville à remonter le temps », quizz de l’Hôtel de Ville pour petits et grands avec de nombreux lots à gagner, et des concerts, rythmeront ces journées de façon ludique pour toute la famille.
Pour sortir des sentiers battus, des applications pour mobiles permettront de redécouvrir la Ville autrement : La nouvelle application « Paris Archi » qui recense, géo-localise et commente plus de 1200 bâtiments, offrira un regard nouveau sur plus d’un siècle d’architecture. Une quarantaine de balades du patrimoine, dont certaines destinées aux enfants, seront proposées sur l’application « Patrimap » (et toujours disponibles sur paris.fr). Enfin, l’application « Balades Paris durable » permettra à chacun de créer sa promenade autour du développement durable et de la biodiversité urbaine.
Étapes incontournables des Journées Européennes du Patrimoine : les 14 musées municipaux, les bibliothèques patrimoniales, les Archives de Paris, et autres joyaux parisiens révèleront à cette occasion des œuvres, objets et documents inédits, porteurs d’un sens et d’une histoire qui échappent aux regards voilés par l’habitude. Á cette occasion, les expositions seront gratuites.

Le musée Bourdelle, l’un des derniers sanctuaires d’Art de Montparnasse, proposera aux visiteurs de découvrir les enjeux de la préservation et l’aménagement propres à ce lieu unique ; de plus, Alain Séchas y revisitera le Centaure mourant, œuvre emblématique des collections du musée, avec une version électromécanique qui accomplit le mouvement d’affaissement de la créature à l’agonie. Le musée de la Vie romantique, qui fête aussi son trentième anniversaire, programme des conférences sur le processus d’entrée des œuvres au musée ainsi que sur la maison du peintre Ary Scheffer et ses deux ateliers. Le musée Carnavalet − histoire de Paris invite à découvrir le quartier historique du Marais, sauvé in extrémis de la pioche des démolisseurs par la loi Malraux de 1962. À travers une série de visites guidées, la Crypte archéologique du parvis Notre-Dame au milieu du chantier de fouilles, des applis 3D vous feront vivre la construction de Notre-Dame et pénétrer dans les thermes romains comme si vous y étiez.
Les musées font aussi la part belle aux Lettres : au musée Bourdelle qui propose une lecture-spectacle de la correspondance entre Auguste Rodin et Antoine Bourdelle, à la maison de Balzac qui programme une lecture ludique et singulière de deux nouvelles de l’auteur avec la comédienne Catherine Andréa, au musée Cognacq-Jay, musée du XVIIIème siècle qui met Diderot à l’honneur dans le cadre de lectures en musique. Le musée du Général Leclerc de Hauteclocque et de la Libération de Paris − Musée Jean Moulin accueille une représentation théâtrale de « Premier combat » de Jean Moulin par Jean-Paul Zennacker.

Les familles sont aussi à la fête au musée Cognacq-Jay qui entraine les visiteurs sur les pas des marquises, princes et princesses à la découverte des richesses architecturales et historiques du Marais. Le musée d’Art moderne accueille les petits et les grands dans l’atelier « Matisse l’enchanteur ». Pour les ados, le Petit Palais, musée des Beaux-arts, propose une initiation à l’art de la photographie au fil de ses collections et les plus jeunes ont rendez-vous au jardin pour construire une maquette géante du musée. Cernuschi, musée des arts de l’Asie, est l’hôte d’un grand jeu de l’oie avec une animation « Le Pékin-Hankou Express ».

A découvrir ou à redécouvrir, les chapelles de l’église des Carmes ou de Sainte-Marguerite, la coupole de l’Assomption ou encore la façade de Saint-Paul – Saint-Louis récemment restaurées, ainsi que 96 édifices religieux de la capitale et leur très nombreuses œuvres d’art, grâce aux visites guidées organisées tout le week-end par l’association Art, Culture et Foi.

Cette 30ème édition sera aussi l’occasion de découvrir Paris sous tous les angles : Paris vu d’en haut depuis la Tour Saint-Jacques, le Paris souterrain du monde de l’eau dans les Egouts de Paris, au Regard de la Lanterne, à la Maison du Fontainier de l’Aqueduc Médicis avec des visites insolites sur le thème de l’eau, et le Paris végétal avec le patrimoine naturel de la nouvelle promenade sur la Petite Ceinture (15ème) au Jardin d’Agronomie Tropicale. Enfin le Paris populaire et artistique du Passage Choiseul, qui sous sa magnifique verrière nouvellement restaurée, la plus longue des passages parisiens, proposera des animations exceptionnelles.

A partager en famille et entre amis, des cafés croquis ateliers de dessin en plein air, seront organisés à la Maison du Fontainier, aboutissement de l’Aqueduc Médicis dont on commémore cette année les 400 ans, et sur l’Esplanade de la Libération, Place de l’Hôtel de Ville.

Source : Ville de Paris

Posté le 11 septembre 2013



UK - Des Chercheurs de l'Université de Sheffield ont mis au point une méthode permettant de connaître l'origine d'artefacts en obsidienne.. en quelques secondes.

Connaître l'origine d'un artefact en obsidienne à peine sorti de son contexte? Cela paraît un peu fou et pourtant des chercheurs ont mis au point un scanner portatif qui permet de répondre à cette question en quelques secondes!

Pour faire simple, ce procédé a été rendu possible par le fait que chaque zone volcanique - d'où est extrait l'obsidienne - dispose d'une signature chimique qui lui est propre.

Un gain de temps précieux pour les archéologues de terrain!

Source : "New 10 second sourcing technology set to transform archaeolog" (HeritageDaily, 9 September 2013)

Posté le 10 septembre 2013



Roumanie - Des clichés aériens déclassifiés révèlent l’existence d’une frontière romaine aujourd'hui disparue

Des recherches menées par des archéologues issus des Universités de Glasgow et d’Exeter à partir de clichés aériens déclassifiés ont permis l’identification d’un mur long d’une soixante de kilomètres allant du Danube à la mer Noire. Édifié au milieu du second siècle de notre Ere, le « Rempart de Trajan » - son appellation locale - était constitué d’au moins 32 forts auxquels répondaient 31 fortins plus petits.

A l'instar du Mur d'Hadrien, cette fortification avait pour objectif de défendre l'Empire contre les menaces extérieures et elle accrédite également l'hypothèse selon laquelle l'Empire romain a mené une politique délibérée visant à protéger l'ensemble de son territoire.

Lorsque l’on sait que les Alliés et les Allemands réalisèrent des dizaines de millions de clichés aériens au cours de la Première et de la Seconde guerre mondiale, il ne fait aucun doute que les recherches actuelles et futures permettront la (re)découverte de vestiges archéologiques; la pression foncière, la mécanisation de l’agriculture ayant pu, depuis, faire disparaître de nombreuses traces de notre Passé.


Source : « Declassified spy photographs reveal lost Roman frontier » (University of Glasgow, 2 September 2013

Posté le 9 septembre 2013



UK - Des centaines voire des milliers de personnes mutilées et aux chairs arrachées découvertes sur un site de l'Âge du Fer

A l'occasion d'un fouille menée à Somerset, les archéologues ont fait une découverte terrifiante sur un site de l'Âge du Fer (vers 100 av. J.-C.): des centaines voire des milliers de personnes ont été massacrées et enterrées ensemble. Certaines dépouilles présentées des arrachements de chairs ainsi que des prélèvements.

Le massacre est pour l'heure inexpliquée, mais il pourrait être lié au début des invasions romaines. En effet, différentes pièces propres à l'armée romaine ont été mises au jour sur le site. Une piste crédible? Peu convaincante pour certains experts qui estiment que le fait de prélever de la chair n'est pas une pratique romaine.

Autre constat troublant: la majorité des dépouilles sont des femmes. Ces prélèvements, ces récupérations faites sur les dépouilles illustrent-elles une pratique rituelle des britanniques à l'Âge du Fer? La fouille se poursuit et les études donneront peut-être des réponses à certaines de ces questions.

Source : "Exclusive: Slaughtered bodies stripped of their flesh - a gruesome glimpse of Iron-Age massacre at UK’s largest hill fort" (The Independant, 4 September 2013)


Posté le 6 septembre 2013



Egypte ancienne - Une nouvelle chronologie des premières dynasties plus objective?

Telle est en tous les cas l'affirmation faite par une équipe de chercheurs britanniques qui a pu établir que le passage d'une société d'agriculteurs disparates à un état structuré et administré par un roi  s'est effectué plus rapidement ce que l'on pensait jusqu'alors.

Cette nouvelle chronologie se veut la plus précise qui soit car elle se base - d'après cette étude - sur une combinaison de données historiques fiables et une série de  datations au Carbone 14 appréhendée dans le cadre d'un paradigme bayésien. En substance, il s'agit d'une approche statistique dans laquelle les estimations s'obtiennent au terme d'une synthèse de certitudes ("les faits historiques") et de faits fluctuants (les datations relatives).

L'article est à lire dans la revue "Proceedings of the Royal Society A" (4 September 2013) 

Posté le 4 septembre 2013



Norvège - Le réchauffement climatique, nouveau filon pour les archéologues? (Daily Mail, 2 September 2013) 

En tous les cas, la découverte effectuée en Norvège atteste d'un potentiel archéologique exceptionnel. Ainsi, la fonte des neiges a permis la découverte d'une tunique remarquablement bien préservée et probablement portée par un chasseur de rennes il y a près de 1.700 années. Une analyse au microscope a révélé l'usage de deux types de laine. En outre, cette découverte, comparée avec une autre effectuée dans le nord de l'Allemagne, semble attester d'une sorte de mode vestimentaire étant donné les similitudes entre les deux étoffes. L'article est à consulter sur le site du Daily Mail du 2 septembre 2013.

Source : "Has global warming sparked an archaeological bonanza? Melting ice reveals 1,700-year-old woolly jumper - and experts say there is much more to come" (Daily Mail, 2 September 2013)


Posté le 2 septembre 2013



Publication 2013 - "Peintures murales et stucs d'époque romaine. De la fouille au musée" 


C'est avec le plus grand plaisir que l'Association française pour la peinture murale antique vous annonce la sortie du volume "Peintures murales et stucs d'époque romaine. De la fouille au musée", sous la direction de Julien Boislève, Alexandra Dardenay et Florence Monier

Cet ouvrage de 492 pages regroupe les actes des colloques de Narbonne 2010 et Paris 2011. Il constitue le premier volume de Pictor, collection de l'AFPMA, initiée par l'Association française pour la peinture murale antique avec les éditions Ausonius.

Télécharger le bon de commande

Site : http://ausoniuseditions.u-bordeaux3.fr

Publication 2013 - "Peintures murales et stucs d'époque romaine. De la fouille au musée"

Courriel reçu d'AFPMA
Association Française pour la Peinture Murale Antique
http://afpma.perso.sfr.fr

 
Posté le 3 septembre 2013



Belgique - "Les Vestiges de la Tour Saint-Georges seront bien valorisées dans le cadre du projet de la nouvelle gare de Mons" (Communiqué de presse du Ministre wallon du Patrimoine Carlo DI ANTONIO)

Le Ministre wallon du Patrimoine Carlo DI ANTONIO a présenté ce vendredi les propositions de valorisation des vestiges de la Tour Saint-Georges au sein de la future gare de Mons.

En juillet dernier, Carlo DI ANTONIO s'était rendu sur le site du chantier afin de prendre connaissance du rapport qui avait été dressé par la Direction de l’archéologie du Service Public de Wallonie suite à la découverte des fondations de la Tour Saint-Georges. Se posait en effet la question de la conservation de ces vestiges.

Il s’est avéré que le maintien des fondations de la Tour sur site était techniquement impossible, notamment en raison des caractéristiques du sol mais également en raison de la friabilité des éléments. Par ailleurs, le maintien des fondations à cet endroit ne permettait pas une valorisation esthétiquement intéressante.

C’est pourquoi le Ministre du Patrimoine Carlo DI ANTONIO avait demandé à ses services :

- de prendre toutes les mesures d’enregistrement et relevés nécessaires à la valorisation des fondations de la Tour Saint-Georges ;
- de récolter et préserver les éléments d'origine des vestiges qui pourraient être mis à l'honneur;
- de lui soumettre une proposition de valorisation qui soit scientifiquement cohérente et qui respecte l’attachement et l’importance symbolique de ces vestiges pour les montois. Cette proposition devra s'intégrer dans le projet de la nouvelle gare de Mons.

Ce vendredi, le Ministre wallon du Patrimoine a donc validé les pistes qui lui ont été proposées par son Administration.

 Le projet se déclinera en trois axes au coeur de la gare de Mons:

1) un marquage au sol des vestiges;
2) un espace d'information (présentation de photos, de représentations graphiques et de textes explicatifs);
3) une présentation d'échantillons des vestiges découverts.

La proposition du Ministre Carlo DI ANTONIO vise ainsi à transformer une inéluctable disparition en une plus-value pour le projet de la gare et la ville de Mons.
La mise en œuvre de ces propositions est actuellement étudiée conjointement par l'Administration du Patrimoine et le maître d'œuvre, dans le respect du projet architectural.
Par ailleurs, les fouilles archéologiques du site se poursuivent en parfaite collaboration avec Eurogare, sans entraver le bon déroulement du chantier ni occasionner de retard.
Les résultats de ces travaux seront présentés dans le cadre d'une conférence qui sera organisée au printemps 2014 par le Département du Patrimoine du Service public de Wallonie.

Posté le 3 septembre 2013




Bolivie - Découverte d'amas coquilliers attestant de la présence de l'Homme en Bolivie il y a plus de 10.000 ans


Des amas coquilliers ont été récemment découverts par une équipe de chercheurs de l'Université de Berne (Suisse) en Bolivie.

Responsable scientifique, le Docteur Umberto Lombardo a déclaré à la presse : "Nous avons découvert les plus anciens sites archéologiques dans l'ouest et le sud de l'Amazonie.

Ces sites permettent de reconstituer 10.000 ans d'interactions homme-environnement en Amazonie bolivienne".

Lire l'article complet sur le site du Daily Mail : "10,000-year-old remains of settlements are unearthed in Bolivia - making it the oldest archaeological site in the Amazon" (Daily Mail, 28 August 2013)

Posté le 29 août 2013



France - "Sur les traces des premiers Parisiens" (INRAP, 29 août 2013)

À partir du 10 septembre 2013, le musée Carnavalet-Histoire de Paris accueille, dans son espace d’actualité archéologique, l’exposition-dossier « Sur les traces des premiers Parisiens » consacrée aux recherches menées rue Henry-Farman (Paris 15e), en 2008, par une équipe de préhistoriens de l’Inrap.

L’exposition, réalisée par l’Inrap, présente les résultats de la fouille de camps de chasseurs-cueilleurs du Mésolithique (8000-6500 avant notre ère), implantés à 250 m de la rive actuelle de la Seine. L’exposition présente le site archéologique et son contexte environnemental, les outils et les gestes techniques de ces hommes préhistoriques, ainsi que les méthodes mises en place par les archéologues, depuis le terrain jusqu’au laboratoire. Pour la première fois, la découverte des plus anciens restes humains de Paris y est présentée (Lire la suite)


Posté le 29  août 2013
Egyptians - cultural heritage destroyed or threatened by the current situation (read more)

Syrians - cultural heritage destroyed or threatened by the current situation (read more)

Posté le 19 août 2013
Georgia - Save Sakdrissi/rettet Sakdrissi (Archeologia.be, 18 August 2013)

Please help us to save the world oldest gold mining in Sakdrissi Georgia! Sakdrissi Gold mine is in great danger to be exploited and destroyed in near future (read more)

Les chercheurs de l’Institut de recherches archéologiques de la Ruhr-University et du Deutsches Bergbau Museum à Bochum (Allemagne) souhaitent une pétition pour la préservation de la mine d’or préhistorique de Sakdrissi en Géorgie. En effet, 
les autorités géorgiennes ont décidé de retirer la protection dont bénéficiait la mine d'or préhistorique (considérée par les scientifiques comme étant l'une voire la plus ancienne mine d'or). Ce retrait aura pour conséquence l’arrêt des recherches archéologiques (septembre 2013) et la destruction programmée du site.

Posté le 18 août 2013
"Néandertal a fabriqué les premiers outils spécialisés en os d'Europe" (INRAP, 13 août 2013)

De nouvelles découvertes le démontrent : Néandertal a été le premier en Europe à fabriquer des outils standardisés et spécialisés en os. Ceux qui viennent d’être découverts dans le sud-ouest de la France sont des lissoirs, outils encore utilisés aujourd’hui dans l’artisanat du cuir.

Deux équipes de recherche, l’une de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) et l’autre de l’Institut Max Planck d’anthropologie évolutive à Leipzig, en Allemagne, ont rapporté conjointement la découverte d’outils néandertaliens en os provenant de leurs fouilles sur deux sites paléolithiques voisins, dans le sud-ouest de la France. Ces outils diffèrent de ceux découverts jusque-là dans des sites néandertaliens, mais ils sont similaires à un type d’outil bien connu sur des sites plus tardifs attribués à l’Homme moderne. Il s’agit de lissoir, outil qui fait toujours partie de la panoplie actuelle des artisans travaillant le cuir. Ces lissoirs sont façonnés sur côtes de cerf ; la pointe en est polie et a servi à travailler la peau. Ce type d’outil, frotté contre une peau, permet d’assouplir, de polir et de rendre le cuir plus résistant à l’eau (Lire la suite de l'article)

Posté le 16 août 2013
"Découverte au Maroc d’une tortue marine géante dans les dépôts phosphatés de la fin du Crétacé (67 millions d’années)" (Muséum national d'Histoire naturelle, 8 août 2013)

Illustration d’un mode de nutrition par aspiration unique chez les TétrapodesLes recherches d’un groupe de scientifiques français, marocains et belges, publiées en juillet viennent de permettre la description d’une nouvelle tortue marine géante - Ocepechelon bouyai - découverte dans les dépôts de la fin du Crétacé des Phosphates du Maroc (Bassin des Oulad Abdoun). Elle a vécue au Maastrichien supérieur il y a 67 millions d’années.

Cette tortue fossile montre par ailleurs des adaptations uniques et poussées à la vie aquatique, illustrées par un dispositif d'alimentation par aspiration sans précédent parmi les vertébrés Tétrapodes (vertébrés
munis de doigts)
 (Lire la suite de l'article)

Posté le 16 août 2013
Coopération + "Lancement de la 4e campagne de fouilles archéologiques sur l’île de Tromelin" (INRAP, 30 juillet 2013)

Le 20 août 2013 débutera, pour 45 jours, la quatrième mission archéologique sur l’îlot de Tromelin (océan Indien), l'une des îles Éparses placées sous la juridiction du préfet administrateur supérieur des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF).

Partie de Bayonne le 17 novembre 1760, L’Utile, une flûte de la Compagnie française des Indes orientales, s’échoue le 31 juillet 1761 sur l’île de Sable (aujourd’hui Tromelin), un îlot désert de 1 km².

Elle transporte des esclaves malgaches, achetés en fraude, et destinés à être vendus à l’île de France (l’actuelle île Maurice). L’équipage regagne Madagascar sur une embarcation de fortune, abandonnant quatre-vingt esclaves sur l’île avec trois mois de vivres et la promesse de venir les rechercher. Cette promesse ne fut pas tenue et ce n’est que le 29 novembre 1776, que l’enseigne de vaisseau de Tromelin, commandant la corvette La Dauphine, sauve les survivants : sept femmes et un bébé de huit mois.

fouilles archéologiques sur l’île de Tromelin

Récipients en cuivre.
© Thomas Romon, Inrap


Les trois premières missions (2006, 2008, 2010) ont permis d’étudier l’épave de L’Utile, de mettre en évidence l’ampleur des habitats construits par les naufragés, de mieux cerner leur organisation et leurs facultés d’adaptation à la condition de naufragé, dans un milieu aux ressources limitées, mais mises à profit avec ingéniosité.

L’objectif de cette nouvelle mission, codirigée par le Groupe de recherche en archéologie navale (GRAN) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) est de poursuivre l’étude des conditions de survie matérielles, psychologiques et sociales des naufragés. Il s'agit de poursuivre la fouille des habitats érigés par les esclaves, la recherche de leurs sépultures, et l’étude des restes alimentaires, afin de déterminer avec précision les ressources dont ils disposaient. L’Université de Bordeaux 1 et le Museum national d’histoire naturelle participent à cette nouvelle opération.

Placée sous l’autorité du préfet des TAAF, en convention avec le ministère de la Culture et de la Communication, la mission a reçu le parrainage de l’UNESCO et du Comité pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, le soutien financier de la Direction des Affaires culturelles - océan Indien / préfet de La Réunion, du Conseil régional de La Réunion, de la Fondation du Patrimoine, de la Commission de l’océan Indien, et des autorités mauriciennes.

fouilles archéologiques sur l’île de Tromelin
Vue d'ensemble du site archéologique.
© Jean François Rebeyrotte

Elle bénéficiera en outre du soutien logistique du ministère de la Défense (commandement supérieur des Forces armées de la zone sud de l’océan Indien) et des TAAF.

Dans le cadre des accords de cogestion de l’île de Tromelin prévus entre les gouvernements français et mauricien, un chercheur mauricien a été invité à participer à cette mission. Une archéologue malgache participe également aux fouilles depuis 2010.

En avril 2013, M. Victorin Lurel, Ministre des Outre-mer, a déposé sur le site archéologique une plaque commémorative.

L'opération de recherche archéologique menée à Tromelin et l’enquête historique qui l’entoure sont retracées par Max Guérout (GRAN) et Thomas Romon (Inrap) dans un ouvrage scientifique de référence, Tromelin. L’île aux esclaves oubliés, paru en 2010 aux éditions du CNRS.

Un documentaire de 52 minutes, Les esclaves oubliés de Tromelin, produit par MC4, a été réalisé par Emmanuel Roblin et Thierry Ragobert. Il est inséré dans le livre Esclaves et négriers publié par les éditions Fleurus Jeunesse.

Une bande dessinée réalisée par Sylvain Savoia d'après le travail de Max Guérout est à paraître en 2014 dans la collection Aire Libre aux éditions Dupuis.

Une exposition itinérante est en cours d’élaboration et devrait être inaugurée en 2015.

Comme durant les précédentes campagnes, le GRAN réalise sur son site Internet (www.archeonavale.org/tromelin) un journal quotidien, qui sera relayé par le site des TAAF (www.taaf.fr), permettant de suivre au jour le jour le travail de l'équipe et les progrès des recherches. L'île Tromelin sera enfin reliée à des établissements scolaires dont les élèves pourront dialoguer avec les chercheurs.

Un dossier de presse est disponible sur demande. 

Communiqué de presse de l'INRAP (30 juillet 2013)

Posté le 30 juillet 2013
France + "Pillage d’un site archéologique à Magalas (Hérault): les malfaiteurs pris sur le fait" (INRAP, 18 juillet 2013)

Jeudi 27 juin, en début de soirée, un groupe de « pilleurs », équipés de détecteur de métaux, a été surpris sur un chantier archéologique de l’Inrap, à Magalas. Alertée, la Brigade de proximité de gendarmerie de Servian a pu procéder à l’interpellation des individus. Une plainte a été déposée par la Drac Languedoc-Roussillon (Service régional de l'Archéologie) ainsi que par l’Inrap.

Un site inédit en cours d’étude pour les archéologues

Depuis le début du mois d'avril, les archéologues de l’Inrap interviennent à Magalas sur l'emprise d'un futur lotissement réalisé sous la maîtrise d'ouvrage du groupe immobilier GGL. Les terrains qui font l'objet des recherches sont situés aux abords de la colline de Montfo, connue depuis le début du XXe siècle pour abriter les vestiges d'un important oppidum, fréquenté dès le premier âge du Fer (VIIIe siècle avant notre ère) jusqu'à la conquête romaine.

À cette époque, l'agglomération antique déborde largement sur les pentes de la colline. Au regard de l’intérêt historique de ce site, l'État (Drac Languedoc-Roussillon) a prescrit une fouille archéologique préventive qui s’achève aujourd’hui. Celle-ci a révélé l’existence d’une occupation romaine s’étendant du Ier siècle avant notre ère jusqu’au IVe siècle, sur une surface de près d’un hectare. La principale découverte est celle d'un lieu de culte, daté du Ier siècle de notre ère, comprenant un temple, une esplanade de 2500 m² délimitée par un péribole, et un grand portique. Par ailleurs, deux ensembles de bâtiments ont été reconnus à proximité de cette enceinte, peut-être réservés à l’hébergement des pèlerins.

La menace des vestiges archéologiques par les « pilleurs »

À la recherche d’objets métalliques associés aux structures fouillées, les « pilleurs » auraient mené plusieurs intrusions sur la fouille archéologique, interdite au public, avant d’être pris en flagrant délit jeudi 27 juin. L’enquête a jusqu’ici permis de constater le vol de mobilier archéologique. Suite à l’intervention des forces de l’ordre, une partie de ce mobilier (pièces de monnaies, élément de plaque en bronze…) est désormais à l’abri. Outre le vol qui prive la recherche et le patrimoine de biens scientifiquement précieux, l’action des pilleurs entraine une détérioration irréversible des
sites : en creusant, ils perturbent les niveaux archéologiques et les rendent inexploitables pour les chercheurs.

Le pillage d’un site archéologique : un délit puni par la loi

L’utilisation des détecteurs de métaux est réglementée par l’article L542-1 du code du Patrimoine qui dispose que  « Nul ne peut utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques, à l'effet de recherches de monuments et d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie, sans avoir, au préalable, obtenu une autorisation administrative délivrée en fonction de la qualification du demandeur ainsi que de la nature et des modalités de la recherche ». Cette autorisation administrative est donnée par arrêté du préfet de région au vu de la formation du demandeur, de la problématique de recherche et du type de site concerné. Cette démarche évite d'enfreindre la loi par rapport à l'accès aux sites (art. 645-13 du code Pénal), la fouille clandestine (art. L531-1 du code du Patrimoine), la destruction de site archéologique (art. 322-3-1 du code Pénal) et à la propriété des objets (art. 311-4-2 du code Pénal). En outre, en raison des risques d’explosion d’engins de guerre, un arrêté préfectoral interdit formellement la prospection à l’aide de détecteurs de métaux sur toute la Picardie : dans l’Aisne, la prospection est interdite depuis 1998, dans l’Oise et la Somme, depuis 1996.

Le pillage d’un site archéologique, sa destruction, sa dégradation ou sa détérioration sont punis de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 € d’amende (articles 311-4-2 et 322-3-1 du code Pénal créés par la loi n°2008-696 du 15 juillet 2008 – art. 34). Cette peine peut être portée à dix ans d’emprisonnement et 150 000 € d’amende lorsque les actes sont commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complices (articles 311-4 et 322-3 du code Pénal).

Les pilleurs en possession d’engins de guerre peuvent par ailleurs être poursuivis pour détention et transport d’arme de 1re  catégorie (décret n°95-589 du 6 mai 1995 relatif à l’application du décret du 18 avril 1939 fixant le régime des matériels de guerre, armes et munitions).
Il est regrettable de voir endommagés, de cette manière, par des personnes qui « s'intéressent » pourtant à l'archéologie, des sites archéologiques en cours de fouille ou même non fouillés, que l'ensemble de la communauté scientifique et le Ministère de la Culture et de la Communication s'efforcent de protéger.

La protection des sites archéologiques, non renouvelables et fragiles, est l'affaire de tous, archéologues, élus (maires), propriétaires des terrains, amateurs d'histoire et d'archéologie, chercheurs, associations... Les services de l'État en charge de l'archéologie s'efforceront avec détermination, de poursuivre toute personne qui porte atteinte à notre patrimoine archéologique afin d'assurer sa protection dans les meilleures conditions et de préserver ainsi les futures études.

La DRAC, Service régional de l’Archéologie

Les missions archéologiques de l’État sont remplies au niveau régional par le Service régional de l'Archéologie (SRA), placé sous l'autorité du préfet de région. Ce service met en œuvre les mesures nécessaires à l'inventaire, la protection, l'étude, la conservation et la valorisation du patrimoine archéologique. Il veille à l'application de la législation relative à l'archéologie, prescrit les opérations d'archéologie préventives, et en assure le contrôle scientifique.

Communiqué de presse de l'INRAP (18 juillet 2013)

Posté en date du 18 juillet 2013
France - "Découverte d’une sépulture du Paléolithique final à Cuges-les-Pins" (INRAP, 10 juillet 2013)

Depuis mars 2013, une équipe d’archéologues de l’Inrap explore, sur prescription de l’État (Drac Provence-Alpes-Côte-d’Azur), 1,8 hectare situé dans la ZAC des Vigneaux à Cuges-les-Pins (Bouches-du-Rhône). Cette fouille s’inscrit dans le cadre d’un projet d’aménagement confié à la SAEMPA par la communauté d’agglomération du Pays d’Aubagne et de l’Étoile. Outre un habitat néolithique, les chercheurs exhument actuellement une sépulture paléolithique (Lire la suite de l'article)

Anthropologue dégageant minutieusement le crâne du défunt présent dans la tombe épipaléolithique (11000 à 11500 avant notre ère)

Posté en date du 10 juillet 2013
Sébastien Perrot-Minnot, "Les premiers américains" (Archeologia.be, 10 juillet 2013)

Folsom, au Nouveau-Mexique, le 29 août 1927. Dans un contexte stratigraphique fiable, l’archéologue Jesse Figgins met au jour une pointe de projectile en obsidienne, nichée entre deux côtes d’une espèce disparue de bison. La découverte est historique : elle démontre, après des décennies de controverses violentes, que l’homme vivait déjà en Amérique à « l’Âge de Glace », c’est-à-dire, pendant la glaciation du Wisconsin.

Celle-ci affecta l’Amérique du Nord entre 80 000 et 11 000 années environ avant le présent, au Pléistocène Supérieur. Elle revêtit le nord des Etats-Unis et le Canada actuels d’immenses calottes de glace, qui atteignirent leur extension maximale il y a quelque 21 000 ans, au « Dernier Maximum Glaciaire » ; toutefois, la majeure partie de l’Alaska fut épargnée par l’emprise de ces inlandsis - un détail important pour comprendre la venue de l’homme en Amérique. Durant de la glaciation du Wisconsin, sur l’ensemble du continent américain, les températures étaient beaucoup plus basses qu’elles ne le sont aujourd’hui, mais les précipitations étaient aussi plus réduites dans certaines régions, et plus abondantes dans d’autres, alors que les concentrations de CO² dans l’atmosphère étaient globalement plus faibles (limitant le développement de la végétation).

  Parmi la faune qui vivait alors sur le continent américain, on compte des genres et espèces de grands mammifères, aujourd’hui disparus. Cette mégafaune comprenait, entre autres, des mammouths, des mastodontes, des tatous et paresseux géants, des équidés, des ours, des loups, des smilodons (les fameux « tigres aux dents de sabre ») et des bisons. Paul Martin et quelques autres chercheurs ont attribué à l’homme un rôle critique dans l’extinction de la mégafaune ; leur point de vue est cependant loin d’être démontré. A dire vrai, la responsabilité des changements climatiques dans cette extinction semble plus évidente.

  Depuis 1927, de nombreux travaux ont été consacrés aux premières entreprises de colonisation humaines du Nouveau Monde, à la fin du Pléistocène et au tout début de l’Holocène (l’époque géologique à laquelle nous vivons encore aujourd’hui). Mais l’archéologie paléoindienne, qui se rapporte à cette période, demeure un terrain de recherche extrêmement difficile (Lire la suite de l'article)

Posté en date du 10 juillet 2013

Un vestige médiéval est ménacé de destruction 
Signez la pétition!

Tournai - Sauvons le Pont des Trous de la destruction!
France - La Préfecture de police et l'Inrap ouvrent une fenêtre sur l'histoire de Paris (INRAP, 3 juin 2013)

La préfecture de police (PP) et l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) vous invitent à remonter le temps et à ouvrir une fenêtre sur l’histoire de Paris, à l’occasion d’une présentation exceptionnelle des 300 m² de fouilles archéologiques préventives réalisées au centre de l’île de la Cité, au 2 rue de Lutèce, dans l’enceinte de la préfecture de la police. Ces recherches, préalables à la construction d’une nouvelle salle d’accueil du public, sont menées par quatre spécialistes de l’archéologie urbaine parisienne et une anthropologue (
Lire la suitej)

Posté en date du 5 juin 2013
France - Une nécropole de l’âge du Bronze ancien au Bono (Morbihan) - (INRAP, 30 mai 2013)

L’Inrap mène actuellement des recherches sur le site de Mané Mourin au Bono, dans le cadre de l’aménagement d’une ZAC par EADM (Espace, aménagement et développement du Morbihan). Un diagnostic (sondages) avait préalablement mis en évidence la présence de vestiges du Néolithique et de l’âge du Bronze, conduisant l’État (service régional de l’Archéologie de Bretagne) à prescrire une fouille préventive sur une surface de deux hectares avant que les travaux ne se poursuivent. Une équipe d’une dizaine d’archéologues, dirigée par Laurent Juhel, intervient depuis début mars et jusqu’en juillet sur ce site remarquable par la mise au jour notamment d’une nécropole de l’âge du Bronze d’un type peu étudié jusqu’ici dans l’ouest de la France (Lire la suite)

Posté le 31 mai 2013
Sébastien Perrot-Minnot, "Mort et renaissance du Petit Paris des Antilles" (Archeologia.be, 22 mai 2013)

Sébastien Perrot-Minnot est Docteur en archéologie de l’Université de Paris 1 (Panthéon-Sorbonne), Chercheur associé l’EA 929, AIHP – GEODE (Archéologie Industrielle, Histoire, Patrimoine - Géographie, Développement, Environnement de la Caraïbe), Université des Antilles et de la Guyane

Peu de catastrophes naturelles ont autant marqué les esprits. Le 8 mai 1902, vers 8 heures du matin, une éruption de la Montagne Pelée détruisit la ville de Saint-Pierre, au nord de l’île de la Martinique.

Avant le désastre, pendant des semaines, des phénomènes préoccupants, mais mal compris à l’époque, s’étaient succédé : des séismes, des détonations, des pluies de cendres, des lahars (coulées de boue et d’eau bouillante) et un raz-de-marée, entre autres. La population locale et les autorités s’imaginaient que la Montagne Pelée allait finalement cracher des torrents de lave, qui auraient épargné Saint-Pierre, grâce au relief. Mais au lieu de la lave attendue, le volcan libéra une gigantesque nuée ardente. Cette avalanche de cendres, de blocs et de gaz, d’une température comprise entre 200 et 450 °C, se précipita vers la ville à une vitesse estimée à quelque 180 km / h. Elle fut précédée par une puissante onde de choc, suivie d’un vent de retour. La ville fut soufflée puis incendiée, et une vingtaine de bateaux au mouillage dans sa baie sombrèrent. Plus de 28 000 personnes trouvèrent la mort dans ce cataclysme. Seuls survécurent, à Saint-Pierre, un prisonnier protégé par les épais murs de sa cellule (le fameux Cyparis), un cordonnier que s’était réfugié dans la cave de sa maison, et quelques marins (tous, grièvement brûlés). Il faut mentionner, également, le triste sort de milliers de personnes, qui abandonnèrent le nord de la Martinique pour s’établir, dans leur majorité, à Fort-de-France (Lire la suite de l'article)

Posté en date du 22 mai 2013

France - "Les guerriers gaulois sont dans la plaine de Troyes" (INRAP, 12 avril 2013)

Une équipe de l’Inrap vient de mettre au jour une nécropole gauloise des IVe et IIIe siècles avant notre ère sur le site du Parc logistique de l’Aube, à Buchères.

Depuis 2004, les 260 hectares de ce projet du conseil général, bénéficient, sur prescription de l’État (Drac Champagne), d’un suivi archéologique : 230 hectares ont déjà été diagnostiqués, 40 fouilles réalisées. C’est la dernière d’entre elles qui livre, aujourd’hui, une série de tombes gauloises, notamment de guerriers, exceptionnelles (Lire la suite)

INRAP
© Denis Gliksman, Inrap

Posté en date du 13 avril 2013
L'intégrale du film "Quand les Gaulois perdaient la tête" à présent en ligne!

Enquête archéologique sur les têtes coupées.

Réalisé dans le cadre de l'exposition "Des rites et des Hommes - Les pratiques symboliques des Celtes, des Ibères et des Grecs en Provence, en Languedoc et en Catalogne" qui s'est tenue a Montpellier du 9 juillet 2011 jusqu'en Janvier 2012, ce film présente un rituel terrifiant et extraordinaire des Gaulois. On apprend notamment qu'ils aimaient beaucoup couper les têtes de leurs ennemis vaincus. Souvent celles, d'ailleurs de leurs proches voisins, également celtes, avec lesquels les conflits étaient apparemment monnaie courante. Tranchées à l'arme blanche, ces prises de guerre étaient ensuite exposées sur des poteaux ou contre les remparts de la ville. Avec leur surface cranienne percée de clous et sculptée par des fines entailles qui restent a ce jour une énigme.

Film de David Geoffrey (Court-Jus Production)

Groupe de reconstitution "Cladio"

Direction scientifique : Réjane Roure et Lionel Pernet - Avec : Elsa Ciesielski, Henri Duday et Benjamin Girard

Festivals :
- Prix du meilleur dilm d'archéologie à but éducatif - VIII festival international du film d'archéologie de Nyon (Suisse) - 2013

- Grand prix du festival - FICAB 2012 - Festival international de Cine Archeologico del Bidasoa

  Quand les Gaulois perdaient la tête

Regardez le fim sur
http://www.youtube.com

Posté en date du 30 mars 2013

Préhistoire - "Un caractère unique des Néandertaliens caché dans l'épaisseur des os de leur crâne" (CNRS, 27 mars 2013)

Antoine Balzeau (1), chercheur CNRS au Muséum national d'Histoire naturelle, et Hélène Rougier (2), de la California State University Northridge à Los Angeles, ont observé pour la première fois des structures osseuses très fines à l'intérieur du crâne de spécimens fossiles de Néandertaliens grâce à des méthodes d'imagerie par micro-scanner. Ils ont ainsi identifié une caractéristique unique de l'homme de Neandertal.

Consulté l'article sur le site du CNRS

Posté en date du 29 mars 2013
CNRS
France - "Fouille de la rue Saint-Faron à Meaux : de l’Antiquité à la Révolution française" (INRAP, 25 mars 2013)

Dans le cadre de l’aménagement d’un îlot d’habitation à Meaux (Seine-et-Marne), une équipe d’archéologues de l’Inrap mène actuellement, sur prescription de l’État, une fouille rue Saint-Faron.

À l’instar des précédentes recherches menées par l’Inrap à Meaux, la fouille livre de nouveaux vestiges du quartier antique et les fondations de l’ancienne abbaye, détruite après la Révolution française.


INRAP
Meaux à l’époque antique
La ville antique de Meaux s’inscrit dans la boucle d’un méandre de la Marne, aujourd’hui asséché, dont le canal de l’Ourcq reprend à peu près le tracé. La ville possédait en périphérie un important sanctuaire (la Bauve), un théâtre (rue Camille Guérin) et un édifice à arène (Croix Saint-Faron). Au Bas-Empire (entre la seconde moitié du IIIe siècle et le Ve siècle), Meaux est dotée d'un castrum. De précédentes fouilles ont permis de situer le cardo (rue principale qui structure la cité) de la ville antique, entre la rue de Châage (à l’ouest) et la rue Saint-Faron (à l’est). Les recherches actuelles livrent de nouveaux vestiges gallo-romains : en plus de nombreux éléments de céramiques, les archéologues ont mis au jour une voie romaine datant du IVe siècle et dont la stratification permet de remonter jusqu’au IIe siècle avant notre ère. Ces découvertes permettent de fixer plus précisémment encore la cartographie de Meaux à l’époque antique.

Photo 1 : Mur antique et enceinte de l'abbaye (état du XVIIIe), rue Saint-Faron, Meaux, 2013.
Photos @ Erwan Bergot


France - "Fouille de la rue Saint-Faron à Meaux : de l’Antiquité à la Révolution française" (INRAP, 25 mars 2013)  France - "Fouille de la rue Saint-Faron à Meaux : de l’Antiquité à la Révolution française" (INRAP, 25 mars 2013)

L’abbaye Saint-Faron
Outre cet apport à la connaissance de la ville entière, le secteur urbain étudié intéresse le passé de la rue Saint-Faron. Elle porte le nom du fondateur du monastère Sainte-Croix, devenue ensuite abbaye Saint-Faron. Cet établissement religieux a été fondé au VIIe siècle et a été démoli en 1798.

Sur le site, les archéologues de l’Inrap ont ainsi mis au jour le mur côté est (datant du XVIIe-XVIIIe siècle) de l’ancienne abbaye ainsi que la travée ouest du déambulatoire du cloître moderne, dans un état de conservation exceptionnel. Cette découverte s’accompagne de celle d’une dizaine de sépultures.

Source :  INRAP.fr

Posté en date du 15 mars 2013
France - "Découvertes archéologiques à Moult : du Néolithique à l’époque moderne" (INRAP, 25 février 2013)

L'Inrap mène actuellement des recherches archéologiques sur la commune de Moult, préalablement à l’aménagement du quartier « Le Val des Cigognes » par la société Foncim. Prescrite par le service régional de l’Archéologie (Drac Basse-Normandie) et menée sur une superficie d’environ 5 000 m2, cette opération a démarré fin janvier et doit s’achever début mars. L’équipe d’archéologues a mis en évidence de nombreux vestiges, attestant une occupation humaine depuis le Néolithique. Les découvertes sont particulièrement riches pour la période du bas Moyen Âge, avec la mise au jour d’un domaine des XIIIe-XIVe siècles. Ainsi, la fouille livre des informations inédites sur l’histoire des confins de la plaine de Caen et des marais de la Dives.

INRAP
Une occupation dès le Néolithique

Les vestiges découverts à Moult témoignent d’une occupation très ancienne du site. Les archéologues ont en effet mis au jour un paléosol du Néolithique (environ 6 000 ans avant notre ère), conservé en place au fond du comblement d’un vallon qui traverse toute la parcelle aménagée, selon un axe sud-ouest/nord-est. Des tessons de poterie retrouvés dans ces niveaux en confirment la datation.
Plus récemment, à l’époque gallo-romaine (Ier-IIe siècles de notre ère), un réseau parcellaire quadrillé formé de petits fossés ouverts se déploie. Des céramiques, rejetées dans ces fossés, parmi lesquelles des restes d’amphores vraisemblablement produites dans la région d’Argences, ainsi que des restes animaux ont été recueillis. Ce mobilier archéologique indique qu’une zone habitée se trouvait à proximité.

Les bâtiments des XIIIe-XIVe siècles, en cours de fouille. © James Villaregut, Inrap.

Les bâtiments des XIIIe-XIVe siècles, en cours de fouille.
© James Villaregut, Inrap.

Un domaine médiéval prospère des XIIIe-XIVe siècles


La partie la plus saillante des recherches concerne la découverte d’un domaine médiéval des XIIIe-XIVe siècles comprenant au nord un ensemble de bâtiments à fondations de pierre et couverts en tuiles évoquant un habitat, et plus au sud un verger et des structures à vocation agricole.

Les bâtiments d’habitat encadrent une grande cour centrale empierrée. L’édifice situé à l’est de cette cour abritait probablement un four à pain, tandis que celui implanté à l’ouest était divisé en au moins deux pièces de dimensions inégales, selon le plan classique des maisons paysannes de cette époque. Les objets exhumés traduisent un niveau de vie relativement aisé : vaisselier varié et de belle facture, monnaies, outils en fer, clé en bronze, etc. Associées à cet habitat, d’autres structures témoignant de la vie quotidienne ont été découvertes, notamment un puits et une grande cave rectangulaire.

Au sud de cet ensemble, un verger contemporain de l’habitat se déployait, comme l’atteste la découverte de fosses de plantation. Les amas de plaquettes, retrouvés dans ces fosses, évoquent un aménagement à l’aide de tuteurs, tels ceux utilisés pour la vigne par la baronnie monastique dite du « Petit Fécamp » jusqu’à la fin de l’Ancien Régime, dans des clos de vignes complantées avec des pommiers. À l’est du verger, les archéologues ont repéré les traces d’un bâtiment agricole et d’un autre dispositif destiné à couvrir une batterie de silos enterrés.

Encore plus au sud, des carrières d’extraction de « chaussin » (calcaire pulvérulent) datant des XVIIIe-XIXe siècles indiquent que l’occupation humaine s’est poursuivie aux époques moderne et contemporaine.

Le puits des XIIIe-XIVe siècles (vue en coupe). © Karine Chanson, Inrap.

Le puits des XIIIe-XIVe siècles (vue en coupe).
© Karine Chanson, Inrap.

Source :  inrap.fr

Posté en date du 15 mars 2013


Datation par carbone 14 en archéologie :
Principe, méthodologie, corrections
Le cas particulier des « effets réservoir »

Drs. Emmanuel VARTANIAN et Céline ROQUE
Re.S.Artes


1. Principe de la méthode

Le carbone 14 (14C) ou radiocarbone est un isotope radioactif du carbone (12C) dont la période de désintégration radioactive, ou demi-vie, est égale à 5730 ± 40 ans. Il est créé dans la haute atmosphère sous l’effet des rayonnements cosmiques et du vent solaire, à partir des atomes d’azote 14 (14N).

Au cours de son existence, un organisme vivant assimile le carbone atmosphérique via différents processus (respiration, alimentation). Ces échanges constants avec la biosphère induisent une proportion invariable de carbone 14 par rapport au carbone total au sein de cet organisme, similaire à celle existant dans l’atmosphère de l’époque où il a vécu.

A partir de l'instant où il meurt, les échanges avec la biosphère cessant, la quantité de radiocarbone qu'il contient décroît au cours du temps selon une loi exponentielle connue (N(t) = N(0).e-t où N(t) et N(0) représentent respectivement les nombres d’atomes de carbone 14 au moment de la mesure et à la mort de l’organisme, et est la demi-vie de cet élément. Cette loi explicite le fait que tous les 5730 ans, la quantité de carbone 14 résiduel est réduite de moitié.

Dater une matière organique ancienne consiste donc à évaluer la quantité de carbone 14 résiduel. Cette mesure, reportée à la teneur en carbone total, permet donc de déterminer de manière absolue (sans la comparer à d’autres mesures) le temps séparant la mort de l’organisme du moment de l’analyse.
Ce principe, mis en évidence dans les années 1940 aux Etats-Unis, a valu à son promoteur, Willard F. Libby, le prix Nobel de chimie en 1960, et a fait l’objet de nombreuses publications ([1-3] par exemple).
2. De la théorie à la pratique…
  • Les modes de mesure
Il existe aujourd’hui deux manières de mesurer la quantité résiduelle de carbone 14 contenue dans un échantillon.

La mesure par spectrométrie de masse couplée à un accélérateur de particules (AMS)

Elle permet de séparer les différents isotopes du carbone et de procéder à leur comptage spécifique, après une préparation adéquate de l’échantillon (graphitisation). Cette procédure offre un contrôle des effets d’éventuelles pollutions, par une correction du fractionnement isotopique (13C) basée sur la comparaison des rapports de concentration 13C/12C et 14C/12C. De plus, l’AMS autorise la datation de fragments carbonés de petite taille, individualisés (un charbon de bois = une date), ce qui permet, entre autre, de mettre en évidence des perturbations post-dépositionnelles.

Pour l’analyse des matériaux d’origine végétale (bois, charbons), une quantité de matière minimale de 20 mg suffit. Pour les ossements, quelques centaines de milligrammes sont nécessaires.



La mesure par scintillation (comptage classique - LSC)

Cette méthode consiste à mesurer directement les désintégrations des atomes de carbone 14, par unité de temps. On utilise pour cela des détecteurs à scintillation qui réagissent aux particules émises lors de ce processus. Il s’agit d’un comptage dit « classique », dans la mesure où pendant de nombreuses années, c’était la seule technique disponible.

Cependant, aujourd’hui, elle implique des contraintes dans l’échantillonnage qui la rendent moins employée que la spectrométrie de masse.
Ainsi, pour des analyses par comptage classique, les quantités de matière requises sont jusqu’à 1000 fois plus importantes que pour l’AMS (plusieurs dizaines de grammes pour les matières végétales).

Cette méthode est donc envisagée quand le matériel à dater est disponible en grande quantité et qu’il est chronologiquement homogène (gros morceaux de bois ou de charbon de bois, par exemple).



Enfin, signalons que quel que soit le mode de mesure, la quantité de carbone 14 résiduel doit être suffisante pour être au-dessus des limites de détection de ces méthodes.

Aussi, aujourd’hui, il n’est pas possible d’accéder à des âges supérieurs à 50 000 ans (correspondant à peu près à 10 périodes de désintégration du carbone 14). Au-delà, les teneurs en carbone 14 sont trop faibles pour être mesurées.
  • Les ajustements des mesures
La calibration de l’âge

La transformation de la teneur en carbone 14 résiduel en âge présuppose que la production de cet élément dans l’atmosphère a été constante au cours du temps.

Hors, les variations de l’activité solaire, celles du champ magnétique terrestre, ou encore plus récemment l’activité humaine, ont produit des concentrations variables de 14C atmosphérique au cours du temps. Il est donc nécessaire de tenir compte de ces variations.
Cela se fait au travers d’une courbe construite à partir de l’intercomparaison de résultats obtenus par carbone 14 et par des méthodes de datation indépendantes appliquées sur les mêmes matériaux (la dendrochronologie par exemple).

C’est la transformation de l’âge brut (exprimé en BP, Before Present) par cette courbe de calibration qui donne la date calibrée ou calendaire, exprimée en années BC (av. J.C. ) ou AD (ap. J.C.). Cette procédure fait l’objet d’ajustements et de recherches permanentes pour l’affiner [4-6].
Seules les dates calibrées (BC / AD) ont une valeur scientifique, même si des raisonnements sur des chronologies relatives peuvent être conduits à partir des âges bruts.

Les effets perturbateurs

En plus des effets pris en compte au travers de la courbe de calibration, il existe d’autres causes qui peuvent perturber le rapport direct entre le taux de carbone 14 dans l’atmosphère et celui qui se retrouve dans l’organisme vivant.

Le plus important concerne l’effet réservoir marin, qui correspond au phénomène suivant.

Le temps nécessaire au passage du Carbone 14 atmosphérique dans le milieu marin entraîne une diminution de la teneur de ce radioélément dans l’eau de mer par rapport à celle mesurée au même moment dans l’air. En conséquence, les carbonates dissous, à partir desquels les coquillages fabriquent leur coquille, apparaissent appauvris en C14.

Cette différence induit un vieillissement apparent de plusieurs centaines d’années des âges mesurés pour ces fruits de mer et leurs consommateurs au regard de ceux obtenus sur des organismes terrestres contemporains [7] : on parle "d'effet réservoir", R(t). De plus, il est nécessaire de tenir compte au cas par cas d'effets locaux propres à la morphologie des côtes, aux courants marins, à la profondeur du milieu de vie de l'organisme à dater, etc. Ces paramètres s'ajoutent à l'effet réservoir et sont notés Delta R (dR).

La datation des organismes marins et de leurs consommateurs doit donc nécessairement intégrer une correction de temps tenant compte des variations locales et temporelles de la concentration en carbone 14 en contexte maritime [8-9]. Des efforts considérables ont ainsi été réalisés pour tenter d’en estimer l’ampleur (CHRONO Marine Reservoir Database, ou encore Marine09 [6,10-11]), et des données nouvelles sont apportées progressivement.

Cet effet trouve des déclinaisons dès que l’organisme à dater (ou consommé) provient d’un milieu aquatique, puisqu’il occasionne une dynamique d’introduction du carbone 14 différente de celle ayant cours dans l’atmosphère. Il peut également se trouver en présence de carbonates dissous issus de substrats calcaires géologiques ne contenant plus de carbone 14 (on peut alors parler d’effet « hard water », [12]).

Cela induit que la mesure de l’âge C14 d’un ossement provenant d’un individu ayant consommé des denrées d’origine aquatique est susceptible d’être affectée par un effet réservoir, qu’une analyse critique des résultats doit permettre de détecter, et donc de corriger de manière appropriée. Cela est possible, en particulier, par l’étude des 13C (un organisme marin a un 13C plus important qu’un organisme terrestre) [12].

3. Analyse critique des résultats : ne pas se limiter à des résultats bruts
  • Pour une optimisation de la démarche de datation physique
L’obtention d’un quorum de dates pertinentes sur un site nécessite la mise en place d’une méthodologie rigoureuse impliquant différents acteurs : les archéologues et les chronologistes.

Ainsi, préalablement aux analyses et si la problématique chronologique le requiert, une réflexion commune sur l’adéquation des prélèvements avec les questions posées peut être importante. Il s’agira de tenir compte, en particulier, de la nature des matières organiques analysables et de leurs conditions d'enfouissement.

Puis, une fois les datations obtenues, de nouvelles discussions s’engagent entre les chronologistes et les archéologues. Cette étape, indispensable avant toute conclusion, consiste, en particulier, à comparer les résultats et à les discuter à la lumière des hypothèses de terrain et/ou des interprétations préexistantes.

Cependant, cette réflexion commune ne peut être concluante que si, en amont, les données ont été analysées et exploitées correctement, en accord avec l’état de l’art de la méthode et en tenant compte en particulier des effets perturbateurs, comme les effets réservoir.
  • De la nécessité d’exiger des rapports d'étude complets et critiqués
Aussi, dans la mesure du possible, dans une exigence de qualité et afin d’apporter tous les éléments contradictoires à une analyse critique des données obtenues, les rapports d'étude C14 délivrés doivent comporter une documentation complète sur le contexte stratigraphique des prélèvements ainsi qu’une discussion sur la fiabilité des mesures et le degré de concordance des résultats obtenus.

Un rapport exploitable à des fins de publication présente les informations suivantes :
- le référencement archéologique complet de l'échantillon à dater et son positionnement dans la stratigraphie, en particulier dans le cas où il appartient à une série ;
- la valeur de la correction du fractionnement isotopique (13C), commentée ;
- le résultat brut, accompagné d'un commentaire sur la fiabilité de la mesure ;
- la calibration du résultat brut, en précisant la procédure utilisée et en donnant la transposition graphique de l'âge sur les courbes de calibration ;
tous les intervalles chronologiques probables (à 1 et 2) à l'issue de la calibration, commentés (en particulier dans le cas où l'âge brut de l'échantillon entre dans un plateau d'âges C14).
- l’analyse et la prise en compte des effets réservoir dans le cas de la datation de coquillages ou de tout autre organisme présentant les caractéristiques d’une composante d’alimentation d’origine marine.

Ainsi, dans le cadre de séries, les dates sont comparées entre elles, replacées dans leur contexte stratigraphique et archéologique et discutées à la lumière des études de terrain.

Une telle démarche repose sur une collaboration étroite entre les différents acteurs du programme archéologique de manière à obtenir un rapport chronologique synthétique, complet et pertinent.

Exemple du traitement d’une série de datations acquises par Carbone 14.



Dans ce cas, l’obtention et l’analyse critique de cet ensemble de dates C14 ont permis d’affiner la chronologie d’occupation du site en replaçant dans le temps les différentes phases identifiées sur le terrain.

Bibliographie

[1] Libby W.F., 1955, Radiocarbon dating. 2nd Ed, University of Chicago Press, Chicago.

[2] Stuiver M. and Polach H.A., 1977, “Reporting of 14C data” Radiocarbon 19, 3, 355-363.

[3] Taylor R.E., 1987, Radiocarbon dating: an archaeological perspective, Academic Press, London, chap. 6.

[4] Bronk Ramsey C., 2010, “OxCal v4.1.7” Radiocarbon, in press.

[5] Stuiver M. et al., 1998, « CALIB rev 4.3 (Data set 2) », Radiocarbon, vol. 40, p. 1041-1083.

[6] Reimer P. et al, 2009, “IntCal09 and Marine09 radiocarbon age calibration curves, 0-50,000 years cal BP” Radiocarbon, 51, 4, 1111-1150.

[7] Bronk Ramsey, C. 2008. Radiocarbon dating: revolutions in understanding. Archaeometry 50 (2), 249-275.

[8] Bard, E., Arnold, M., Fairbanks, R. G., Hamelin, B. 1993. Th230 – U234 and C14 ages obtained by mass spectrometry on corals. Radiocarbon 35, 191-199.

[9] Stuiver, M., Braziunas, T. F. 1993. Modelling atmospheric C14 influences and C14 ages of marine samples back to 10,000 BC. Radiocarbon 35, 137-189.

[10] Hughen, K. A., Baillie, M. G. L., Bard, E., Beck, J. W., Bertrand, C. J. H., Blackwell, P. G., Buck, C. E., Burr, S. G., Cutler, K. B., Damon, P. E., Edwards, R. L., Fairbanks, R. G., Friedrich, M., Guilderson, T. P., Kromer, B., McCormac, G., Manning, S., Bronk Ramsey, C., Reimer, P. J., Reimer, R. W., Remmele, S., Southon, J. R., Stuiver, M., Talamo, S., Taylor, F. W., Van Der Plicht, J., Weyhenmeyer, C. E. 2004. Marine04 Marine Radiocarbon Age Calibration, 0-26 cal kyr BP. Radiocarbon 46 (3), 1059-1086.

[11] Stuiver, M., Reimer, P. J., Braziunas, T. F. 1998. High-precision radiocarbon age calibration for terrestrial and marine samples. Radiocarbon 40, 1127-1151.

[12] Vartanian E., Soler L., Roque C., Dupont C., Save S., sous presse, "Chronologie par C14 et accès aux ressources alimentaires en milieu littoral : détermination des effets réservoir - Le cas des coquillages du site des Quatre Chevaliers à Périgny (Charente-Maritime)". Ancient maritime communities and the relationship between people and environment along the European Atlantic coasts / Anciens peuplements littoraux et relations homme / milieu sur les côtes de l’Europe atlantique.

Posté en date du 14 mars 2013
Chine - "La découverte d'insectes fossiles en Chine lève le voile sur une énigme paléontologique" (CNRS, 21 février 2013)

Grâce à la découverte de nouveaux fossiles en Chine, une équipe internationale, dont le paléoentomologiste André Nel du laboratoire « Origine, Structure et Evolution de la Biodiversité » (Muséum national d'Histoire naturelle / CNRS), apporte de nouvelles informations sur les Strashilidae, un groupe d'insectes du Jurassique présent en Chine et en Russie. Ces fossiles ont permis de comprendre la morphologie originale de ces insectes mais aussi de lever le voile sur leur biologie et leur mode de vie, qui avaient fait l'objet de nombreuses spéculations jusqu'alors. Cette découverte est publiée le 21 février 2013 dans la revue Nature.

Consulté l'article sur le site du CNRS

Posté en date du 4 mars 2013
CNRS
France - "Aimargues : une fouille archéologique révèle cinq siècles d’histoire d’un village du haut Moyen Âge" (INRAP, 20 février 2013)

Dans le cadre de l’aménagement de la future ligne à grande vitesse du contournement Nîmes-Montpellier, Oc’Via Construction a confié à l’Inrap l’ensemble des fouilles préventives qui doivent être réalisées tout au long du nouveau tracé, sur prescription de l’État (Drac Languedoc-Roussillon). Première d’entre elles, la fouille du village médiéval de Saint-Gilles- de-Missignac, situé sur la commune d’Aimargues (Gard), mobilise depuis le mois d’octobre une trentaine d’archéologues et s’achèvera dans le courant du printemps. Le site avait déjà fait l’objet d’enquêtes archéologiques en 1995, 2002 et 2010, mais celles-ci n’avaient touché que les abords. Cette fois, c’est le cœur du village qui est exploré, et également une partie d’un grand quartier de stockage des récoltes.  L’étendue des vestiges et leur exceptionnelle conservation, dans une région où les aménagements et remaniements agricoles ont laissé peu de traces matérielles de l’habitat rural, octroient à ce site un caractère inédit pour le Languedoc oriental.

INRAP

Un remarquable exemple de villa carolingienne

Si Saint-Gilles-de-Missignac (ou Saint-Gilles-le-Vieux) était connu des chercheurs, la fouille actuellement menée par les archéologues de l’Inrap permet pour la première fois de préciser la nature, les formes et la topographie de l’habitat ainsi que ses relations avec son environnement immédiat. Le village et ses abords constituent un exemple remarquable de villa du haut Moyen Âge (ou « carolingienne »). À l’instar des villæ antiques, celles du Moyen Âge sont caractérisées par un habitat aggloméré et regroupent des bâtiments et des infrastructures tant domestiques qu’économiques (liées à l’agriculture et à l’artisanat). Contrairement aux villages languedociens actuels, formés à partir des XIIe-XIIIe siècles, la villa médiévale n’est pas circonscrite par un rempart, mais installée sur un espace ouvert, assez vaste, qui accueille aussi des cours, des enclos, des jardins et des voies de circulation. Les villæ disposent d’aménagements communautaires, tels les quartiers dévolus à l’ensilage, et elles sont le plus souvent desservies par une église et un cimetière. Autant d’éléments identifiés à Aimargues et en partie mis au jour sur une superficie d’un hectare et demi.

Le stockage des récoltes céréalières à proximité de l’habitat

La première zone fouillée couvre 8 000 m2 d’un très vaste quartier de stockage des céréales. Il est situé contre le village, à l’ouest. Bien distinct des habitations et relié à elles par un chemin, cet espace est divisé en secteurs qui regroupent chacun plusieurs dizaines de silos (450 ont été dénombrés et étudiés). Ces aménagements sont des fosses creusées en terre pour accueillir les récoltes céréalières, ainsi conservées à l’abri de l’air et de la plupart des nuisibles, une pratique connue depuis le Néolithique. Chaque silo était bouché par de grandes dalles et signalé en surface par des tertres de pierres. Ces structures offrent aux chercheurs de nombreux éléments de réflexion. Certains silos, comblés après usage, livrent des éléments de mobilier (de la vaisselle en terre cuite surtout) qui constituent de précieux indices de datation ; la conservation de certains matériaux végétaux (graines, charbons de bois, pollens…) permet d’envisager la reconstitution du paysage de l’époque et l’identification des pratiques agricoles, en termes de variétés cultivées, de rendements ou encore de saisonnalité.
Les recherches ont d’ores-et-déjà révélé que cette aire, probablement aménagée au VIIe siècle, a connu une période d’activité intense entre le IXe et le XIe siècle, avant d’être délaissée dans le courant du XIIe siècle, une évolution concordant avec le scénario d’occupation du village.


Au cœur de la villa, une église et son cimetière

Le centre du village, mis au jour sur une superficie de 6 000 m2, est matérialisé par la présence de l’église. Autour de l’édifice, s’étendent un habitat dense et un cimetière. Le site est vraisemblablement occupé à partir du VIIe siècle (ou du VIIIe) et jusqu’aux XIIe-XIIIe siècles, période à laquelle le village est abandonné. Son développement connaît cependant au moins deux phases distinctes, jalonnées par la reconstruction de l’église et la densification de l’habitat au détriment de l’espace funéraire. Celui-ci, initialement assez vaste, est réduit, peut-être au IXe siècle, à un petit cimetière clos. L’étendue de cette période chronologique comme la diversité et la superposition des vestiges documentent ici de façon exceptionnelle la genèse du village, son évolution spatiale - des espaces bâtis aux voies de circulation - , l’organisation de la communauté, ou encore les liens entre les vivants et les morts.

Dès l’origine, la villa comprend un cimetière, qui prend apparemment place le long d’un chemin. Les tombes sont orientées et alignées et les défunts sont inhumés dans une étroite fosse anthropomorphe, laquelle est recouverte par des dalles de pierre. Entre les VIIe et IXe siècles, cet ensemble funéraire se développe en gagnant en superficie (jusqu’à 1 500 m2), mode d’extension caractéristique du haut Moyen Âge. À ce jour, une partie seulement en a été dégagée. On estime qu’il a accueilli environ 400 sépultures. Ce cimetière paraît associé à une église, caractérisée par un chevet plat, ainsi qu’aux premières maisons qui l’entourent.

À un moment encore incertain, peut-être au IXe ou au Xe siècle, l’église est reconstruite, dotée de murs imposants, d’une nef simple et d’un chevet en abside. La nécropole est alors réduite à une parcelle de 265 m2 qui flanque le monument au sud et à l’ouest et la gestion de l’espace dévolu aux défunts devient draconienne : le cimetière se développe verticalement, par empilement et réutilisation de tombes, aménagées avec des coffrages en pierre. Dans ce périmètre restreint ont été inhumés près de 400 individus. Tout autour, l’habitat évolue et se densifie particulièrement au nord-ouest du monument, où il recouvre le cimetière ancien. L’église perdure au-delà de l’abandon des maisons et les dernières sépultures gagnent l’emprise de bâtiments ruinés, peut-être jusque dans le courant du XIIIe siècle.

La découverte d’un cimetière in extenso : un fait rare et précieux

Outre la compréhension de l’organisation de la villa, la fouille des cimetières de Saint-Gilles-de-Missignac, dont la totalité aura été appréhendée, permettra aux chercheurs de mener une étude de population approfondie, au fil des générations et sur une longue période. Les squelettes prélevés, représentatifs d’une population naturelle (hommes et femmes, de tous âges…) feront l’objet d’analyses sanitaires (renseignant l’état de santé, les pathologies ou encore les modes d’alimentation des individus) et biologiques (avec éventuellement des études ADN pouvant notamment révéler les liens entre les défunts).

Au cours de la fouille et lors des études à venir, l’objectif des archéologues sera de comprendre, à travers cet exemple de villa médiévale, l’évolution qui a conduit de la villa antique aux villages emmurés de la fin du Moyen Âge. Dans cette enquête et à ce jour, ce sont principalement les points de départ et d’arrivée de cette mutation qui sont connus. Les jalons intermédiaires, en particulier les formes de l’habitat et de la gestion des terroirs du haut Moyen Âge restent dans l’ombre. Saint-Gilles est le premier exemple du Languedoc oriental qui les mette en lumière. À l’issue de la fouille, nul doute que la poursuite des recherches sur la population qui a habité le lieu, mais aussi sur sa vaisselle, ses outils, ses productions agricoles et artisanales, marqueront une avancée significative dans la connaissance du monde rural médiéval en Languedoc.

Informations pratiques : une journée portes-ouvertes à venir

Les archéologues accueilleront le public lors d’une journée portes-ouvertes, dimanche 7 avril 2013. Pour des raisons de sécurité, le site reste inaccessible aux visiteurs avant cette date.


Source : http://www.inrap.fr/

Posté en date du 21 février 2013
France - "Dernières semaines de fouille au couvent des Jacobins à Rennes : près d’un millier de sépultures recensées" (INRAP, 12 février 2013)

Sur le site du couvent des Jacobins, à Rennes, une équipe d’archéologues de l’Inrap achève l’une des plus importantes fouilles urbaines jamais menées dans l’Ouest de la France. Cette opération a été prescrite par l’État (Drac Bretagne) en amont de la construction du futur centre des congrès de Rennes Métropole. En seize mois, une trentaine d’archéologues ont fouillé 8 000 m2, comprenant le couvent, le jardin du cloître et les cours extérieures. Ils ont multiplié les découvertes sur ce quartier de l’antique cité de Condate, sur son évolution en faubourg médiéval et sur l’histoire du couvent des Jacobins. Parmi les plus remarquables : un temple du IIIe siècle entouré de grandes maisons urbaines et des maçonneries médiévales qui révèlent l’histoire architecturale de l’édifice religieux (Lire la suite)

Posté en date du 12 février 2013
INRAP
Préhistoire - "Un épisode chaud du passé décrit grâce au forage des glaces les plus anciennes du Groenland" (CNRS, 23 janvier 2013)

L'Histoire du climat vient d'être reconstituée sur 130 000 ans au Groenland grâce à l'analyse de carottes de glace extraites lors du forage NEEM1 mené par une équipe internationale de scientifiques impliquant en France, le CNRS, le CEA, l'UVSQ, l'université Joseph Fourier2 et l'IPEV. Les chercheurs ont pu récupérer pour la première fois en Arctique de la glace formée lors de la dernière période interglaciaire, il y a 130 000 à 125 000 ans, marquée par un important réchauffement arctique. Selon leurs travaux, la calotte du Groenland aurait contribué seulement de 2 mètres aux 4 à 8 mètres de montée du niveau marin caractéristique de cette période. Publiée le 24 janvier dans Nature, cette étude apporte des informations précieuses pour comprendre les relations entre climat et montée du niveau des mers.

NEEM est un projet de forage international visant à extraire des carottes de glace au nord-ouest du Groenland, afin d'obtenir pour la première fois en Arctique des échantillons couvrant les derniers 130 000 ans donnant accès à la dernière période interglaciaire, l'Eemien, un épisode chaud du passé. Pilotée par l'Université de Copenhague et impliquant 14 pays, dont la France, l'équipe de NEEM a foré plus de 2,5 km jusqu'au socle rocheux en deux ans, entre 2010 et 2012. Elle a ainsi extrait le premier enregistrement complet de l'Eemien, fournissant des estimations des changements de température, de quantité de précipitations et de composition atmosphérique.

Les carottes de glace du Groenland, formées par l'accumulation et le tassement de couches de neige, ont été scrutées par une palette d'analyses effectuée sur la glace elle-même mais aussi sur l'air piégé dans cette dernière. La mesure des isotopes stables de l'eau informe sur les changements de température à la surface de la calotte et de transport d'humidité au cours du temps. Composition isotopique de l'eau et composition atmosphérique de l'air piégé ont permis aux scientifiques de caractériser les variations passées du climat, enregistrées au Groenland année après année, comme dans les anneaux de croissance des arbres. La quantité de gaz présente dans la glace renseigne enfin sur les variations d'épaisseur de la calotte de glace, la teneur en air piégé variant en fonction de l'altitude du site.

A partir de ces analyses, les scientifiques ont été en mesure de décrire les changements climatiques sur les derniers 130 000 ans au Groenland. Résultats : durant l'Eemien, il y a 130 000 à 125 000 ans, le climat du nord du Groenland aurait été de 4°C à 8°C plus chaud qu'actuellement. Ces températures sont plus élevées que celles simulées par les modèles de climat pour cette période3. Pour autant et de manière surprenante, l'altitude de la calotte, au voisinage de NEEM, n'a baissé que de quelques centaines de mètres sous le niveau actuel. En effet, au début de la période interglaciaire, il y a environ 128 000 ans, elle était 200 mètres plus élevée que le niveau actuel, puis l'épaisseur de la calotte a diminué à un rythme d'en moyenne 6 cm par an. Ensuite, il y a près de 122 000 ans, l'altitude de la surface était environ 130 mètres sous le niveau actuel. L'épaisseur de la calotte est alors restée stable (autour de 2 400 mètres) jusqu'au début de la dernière glaciation, il y a près de 115 000 ans. La calotte du Groenland n'a donc pu contribuer que de 2 mètres aux 4 à 8 mètres de la montée du niveau marin caractéristique de l'Eemien.
 
Par ailleurs, les chercheurs estiment que le volume de la calotte du Groenland a diminué d'environ 25% en 6 000 ans durant l'Eemien. Au cours de cette période, une intense fonte de surface est enregistrée dans les carottes de glace par des couches de regel. Ces dernières résultent de l'eau de fonte, fournie par la neige de surface, qui s'est infiltrée dans les couches de neige plus profondes puis a regelé. De tels évènements de fonte sont très rares au cours des derniers 5 000 ans, confirmant que la température de surface au site de NEEM était nettement plus chaude pendant l'Eemien qu'actuellement. Ce phénomène a tout de même été observé durant l'été 2012 par l'équipe présente sur le site du forage NEEM.

Ces résultats confirment la vulnérabilité de la calotte du Groenland aux augmentations de température. Cependant, le fait qu'elle n'ait pas entièrement disparu au cours de l'Eemien implique que la calotte de l'Antarctique serait responsable d'une part importante des 4 à 8 mètres de la montée du niveau marin qui s'est produite au cours de l'Eemien. La calotte de l'Antarctique, dont l'évolution passée reste mal connue, serait donc susceptible de réagir de manière significative au réchauffement climatique. Cette reconstitution du climat de l'Eemien fournit des données de référence qui seront confrontées aux simulations du climat et de l'évolution des calottes de glace, seuls outils disponibles pour évaluer les risques d'évolution future du climat et du niveau des mers.

En France, le projet NEEM a principalement bénéficié des soutiens du CNRS, du CEA, de l'IPEV et de l'ANR Vulnérabilités, Milieux et Climat.

Notes :

1 North Greenland Eemien Ice Drilling (ou forage de glace Eemien au Nord du Groenland)
2 Les laboratoires français impliqués sont principalement le Laboratoire de glaciologie et de géophysique de l'environnement (LGGE, CNRS/UJF) et le Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement (IPSL/LSCE, CNRS/CEA/UVSQ). Le laboratoire Grenoble Images Parole Signal Automatique (CNRS/Grenoble-INP/UJF/Université Stendhal) a contribué à la modélisation du piégeage de l'air. Coordonnées par Valérie Masson-Delmotte, les équipes françaises ont participé aux opérations de terrain (forage, traitement des carottes), à l'analyse des poussières, des isotopes de l'eau, de la composition de l'air, des propriétés physiques et à la modélisation du piégeage de l'air et de l'écoulement de la calotte. Elles ont joué un rôle clé dans la datation de la glace profonde du forage.
3 La cause du réchauffement du Groenland pendant la dernière période interglaciaire est bien connue : il s'agit d'une augmentation de l'ensoleillement d'été, due à une orbite terrestre différente.
Références :

Eemian interglacial reconstructed from a Greenland folded ice core. D. Dahl-Jensen, M.R. Albert, A. Aldahan, N. Azuma, D. Balslev-Clausen, M. Baumgartner, A.-M. Berggren, M. Bigler, T. Binder, T. Blunier, J.C. Bourgeois, E.J. Brook, S.L. Buchardt, C. Buizert, E. Capron, J. Chappellaz, J. Chung, H.B. Clausen, I. Cvijanovic, S. M. Davies, P. Ditlevsen, O. Eicher, H. Fischer, D.A. Fisher, L. Fleet, G. Gfeller, V. Gkinis, S. Gogineni, K. Goto-Azuma, A. Grinsted, H. Gudlaugsdottir, M. Guillevic, S.B. Hansen, M. Hansson, M. Hirabayashi, S. Hong, S.D. Hur, P. Huybrechts, C. Hvidberg, Y. Iizuka, T. Jenk, S.J. Johnsen, T.R. Jones, J. Jouzel, N.B. Karlsson, K. Kawamura, K. Keegan, E. Kettner, S. Kipfstuhl, H.A. Kjær, M. Koutnik, T. Kuramoto, P. Köhler, T. Laepple, A. Landais, P. Langen, L.B. Larsen, D. Leuenberger, M. Leuenberger, C. Leuschen, J. Li, V. Lipenkov, P. Martinerie, O.J. Maselli, V. Masson-Delmotte, J.R. McConnell, H. Miller, O. Mini, A. Miyamoto, M. Montagnat-Rentier, R. Mulvaney, R. Muscheler, A.J. Orsi, J. Paden, C. Panton, F. Pattyn, J.-R. Petit, K. Pol, T. Popp, G. Possnert, F. Prié, M. Prokopiou, A. Quique, S.O. Rasmussen, D. Raynaud, J. Ren, C. Reutenauer, C. Ritz, T. Röckmann, J.L. Rosen, M. Rubino, O. Rybak, D. Samyn, C.J. Sapart, A. Schilt, A. Schmidt, J. Schwander, S. Schüpbach, I. Seierstad, J.P. Severinghaus, S. Sheldon, S.B. Simonsen, J. Sjolte, A.M. Solgaard, T. Sowers, P. Sperlich, H.C. Steen-Larsen, K. Steffen, J.P.Steffensen, D. Steinhage, T. Stocker, C. Stowasser, A. S. Sturevik, B. Sturges, A. Sveinbjörnsdottir, A. Svensson, J.-L- Tison, J. Uetake, P. Vallelonga, R.S.W. van de Wal, G. van der Wel, B.H. Vaughn, B. Vinther, E. Waddington, A. Wegner, I. Weikusat, J.W.C. White, F. Wilhelms, M. Winstrup, E. Witrant, E. Wolff, C. Xiao, J. Zheng. Nature, 24 janvier 2013.

Source : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/2961.htm

Posté en date du 28 janvier 2013
Préhistoire - "Une étude démontre que l’Homme de Néandertal chassait le mammouth pour se nourrir et pour construire des habitations plusieurs milliers d’années avant l’Homme moderne" (Musée de l'Homme de Paris, 17 janvier 2013)

La pratique ou non de la chasse aux mammouths par les Néandertaliens pour se procurer de la nourriture est particulièrement discutée. Une étude réalisée dans le cadre d’un projet franco-ukrainien impliquant le CNRS, le Muséum national d’Histoire naturelle et l’Académie Nationale des Sciences d’Ukraine, vient de proposer l’hypothèse que l’Homme de Néandertal utilisait également les os des mammouths comme matériau de construction pour leurs habitations, et ce bien avant l’Homme anatomiquement moderne (lire la suite)

Posté en date du 22 janvier 2013


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