Page d'accueil Actualité Agenda Emploi Enseignement Stages Sites amis  Contactez l'auteur
A la une d'Archeologia.be!
Archeologia.be - L'Abécédaire de l'Archéologie
Archeologia.be - L'Abécédaire de l'Archéologie

Cette rubrique vous propose une série de communiqués de presse (CNRS, INRAP,...) ainsi que des articles et entretiens exclusifs.

Via notre Page Facebook, nous vous proposons également de suivre au quotidien l'actualité de l'archéologie et du patrimoine culturel.

Si vous souhaitez publier un communiqué de presse sur Archeologia.be, vous pouvez adresser ce dernier à: arkeologia@yahoo.fr

Retour à l'actualité de l'année en cours

Article en ligne - "Mixco Viejo (Jilotepeque Viejo), Forteresse précolombienne des hautes terres du Guatemala" de Sébastien PERROT-MINNOT (Archeologia.be, 31 décembre 2012)

Des ruines couronnant un massif escarpé, au milieu d’un paysage sauvage et grandiose, baigné d’une atmosphère tranquille : il est difficile de ne pas tomber sous le charme de Mixco Viejo (ou Jilotepeque Viejo), dès les premiers instants de notre visite - lire la suite

Posté en date du 31 décembre 2012
Italie -  Le premier port antique de Rome enfin retrouvé (CNRS, 7 décembre 2012)

Si les archéologues avaient mis au jour les grands monuments antiques d'Ostie, restait à découvrir l'emplacement du port qui alimentait Rome en blé. Grâce à des carottages sédimentaires, ce port « perdu » vient enfin d'être localisé au nord-ouest de la cité d'Ostie, en rive gauche de l'embouchure du Tibre. La stratigraphie révèle également qu'à sa fondation, entre le IVe et le IIe s. avant J.-C., le bassin était profond de 6 m, soit la profondeur d'un grand port maritime. Ces recherches ont été réalisées par une équipe franco-italienne de la Maison de l'Orient et de la Méditerranée (CNRS/ Université Lumière Lyon 2), de l'Ecole Française de Rome et de la Soprintendenza Speciale per i Beni Archeologici di Roma – Sede di Ostia (1) et sont publiées dans les Chroniques des Mélanges de l'Ecole Française de Rome du mois de décembre 2012 (Lire la suite)

Posté en date du 10 décembre 2012
France + Pétition pour la sauvegarde des fouilles archéologiques programmées lancée par le Comité National de la Recherche Archéologique et adressée à Madame Aurélie FILIPPETTI, Ministre de la Culture et de la Communication, Présidente du Conseil National de la Recherche Archéologique (CNRA) ainsi qu'à Monsieur Dominique GARCIA, Vice-Président du Conseil National de la Recherche Archéologique (CNRA)

Nous, responsables de fouilles archéologiques programmées sur le territoire national et membres d’unités mixtes de recherche (UMR), souhaitons par la présente alerter le Conseil national de la recherche archéologique (CNRA) de la difficulté croissante face à laquelle nous nous trouvons confrontés dans l’organisation et la réalisation de ces fouilles - lire la suite

Posté en date du 7 décembre 2012
France + Un Mammouth en Seine-et-Marne

Interview de Pascal DEPAEPE, Directeur scientifique et technique au sein de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (4 décembre 2012) - lire la suite


Posté en date du 4  décembre 2012
France + "Un site aristocratique à Bassing entre Gaule indépendante et conquête romaine" (INRAP, 30 novembre 2012)

Une équipe de l’Inrap a fouillé en 2010 un site de 3,5 hectares à Bassing, en Moselle. Ces recherches ont été réalisées sur prescription de l’État (Drac de Lorraine) en amont de la construction de la ligne à grande vitesse Est-européenne par Réseau Ferré de France. Occupé pendant mille ans, de 200 avant notre ère à 800 de notre ère, ce site a révélé un établissement aristocratique gaulois, une villa gallo-romaine et plusieurs bâtiments médiévaux. De nombreuses armes et un exceptionnel dépôt monétaire de 1 165 pièces gauloises témoignent à eux seuls de la puissance des élites de Bassing (Lire la suite)

Posté en date du 1er  décembre 2012
Russie + "La variole identifiée dans des corps gelés de Sibérie datant du 18e siècle" (CNRS, 26 novembre 2012)

Le virus de la variole a été identifié dans des corps gelés datant de plusieurs centaines d'années en Sibérie. L'analyse de séquences d'ADN de ce virus ouvre de nombreuses perspectives pour l'analyse de la vitesse d'évolution des virus. Ce travail publié dans Le New England Journal of Medicine est le fruit d'une collaboration internationale pluridisciplinaire coordonnée en France par le Laboratoire d'Anthropologie moléculaire et d'imagerie de synthèse (AMIS, Université Toulouse III – Paul Sabatier / CNRS / Université de Strasbourg) et le laboratoire « Anthropologie bio-culturelle, droit, éthique et santé » (Aix-Marseille Université / CNRS / Etablissement français du sang) (Lire la suite)


Posté en date du 28 novembre 2012
France + "Aux origines de Chasné-sur-Illet : la naissance d’un bourg au Moyen Âge" (INRAP, 21 novembre 2012)

Depuis la fin août, l’Institut national de recherches archéologiques préventives mène une fouille sur une surface de près de deux hectares en plein cœur du bourg de Chasné-sur-Illet, préalablement à la réalisation d’une zone d’aménagement concerté par le Groupe Giboire.

L’existence de vestiges archéologiques sur ce site, dit du champ des buttes, est connue depuis le début du XXe siècle. Des prospections aériennes avaient également révélé le tracé d’importants fossés enserrant un château. Deux diagnostics (sondages) archéologiques réalisés en 2003 et 2010 confirmèrent l’existence sur ce site d’un ensemble de vestiges de l’époque médiévale : un château à motte et ses dépendances, ainsi qu’un habitat associé.

Ainsi, lorsque le Groupe Giboire confirme la mise en œuvre d’un projet d’aménagement, le service régional de l’Archéologie (Drac Bretagne) décide de prescrire une fouille préventive, afin de sauvegarder par l’étude ce site avant que les travaux ne démarrent. Une première opération, réalisée par une dizaine d’archéologues de l’Inrap sous la direction de Laurent Beuchet, s’achèvera en décembre, alors qu’une seconde fouille plus restreinte sera réalisée courant 2013 sur la seconde tranche de la ZAC (Lire la suite)


Posté en date du 28 novembre 2012
France + "Un mammouth et des hommes de Néandertal sur les rives de la Marne" (INRAP, 6 novembre 2012)

Le squelette presque complet d’un mammouth vient d’être mis au jour à Changis-sur-Marne, en Seine-et-Marne. Une telle découverte, dans son contexte d’origine, est exceptionnelle en France, puisque seuls trois spécimens ont été exhumés en 150 ans : le premier en date, le mammouth  « de Choulans », avait été trouvé à Sainte-Foy-lès-Lyon en 1859 (Lire la suite)


Posté en date du 9 novembre 2012
Groenland - Des roches du Groenland témoignent du processus de formation de la Terre (CNRS, 31 octobre 2012)

Des roches vieilles de 3,4 milliards d'années issues de la chaîne montagneuse d'Isua, au sud-ouest du Groenland, viennent d'apporter des informations précieuses sur la structure de la Terre à ses premiers stades d'évolution. Une équipe franco-danoise menée par des chercheurs du Laboratoire « Magmas et volcans » (CNRS / Université Blaise Pascal / IRD), vient de découvrir, dans ces roches témoins du premier milliard d'années de notre planète, un déficit en Néodyme 142, élément chimique clé dans l'étude de la formation terrestre. Ce déficit étaye l'hypothèse selon laquelle, entre 100 et 200 millions d'années après sa formation, la Terre était constituée d'un océan de magma en fusion qui s'est peu à peu refroidi. Réalisés en collaboration avec le Laboratoire de géologie de Lyon (CNRS / Université Lyon 1 / ENS de Lyon) et l'Université de Copenhague, ces travaux sont publiés le 1er novembre 2012 dans la revue Nature (Lire la suite)


Posté en date du 6 novembre 2012
France - Lancement des fouilles archéologiques du contournement Nîmes-Montpellier (INRAP, 29 octobre 2012)

Dans le cadre de l’aménagement de la future ligne à grande vitesse du contournement Nîmes-Montpellier, Oc’Via, signataire d’un partenariat public-privé avec Réseau ferré de France, vient de confier l’ensemble des fouilles à l’Inrap. La phase des diagnostics archéologiques s’achevant, une vingtaine de sites doit faire l’objet d’une fouille préventive. Les archéologues sont désormais, et jusqu’à fin 2013, sur le terrain sur plus de 80 km de tracé.

Des fouilles de la Préhistoire au Moyen Âge

690 des 720 hectares de l’emprise de la ligne auront été sondés au final, soit 95% du tracé. Lors de ces diagnostics, 76 sites archéologiques ont été décelés. Ils couvrent une période allant de la Préhistoire au Moyen Âge : six sites paléolithiques, trente-cinq sites du Néolithique et de l’âge du Bronze, neuf de l’âge du Fer, vingt-et-un de l’Antiquité et cinq du Moyen Âge. Une vingtaine devrait être fouillée, sur prescription de l’État (Drac Languedoc-Roussillon).

La plaine de Mauguio dans l’Hérault, la Petite Camargue ou les Costières dans le Gard sont des régions encore peu explorées par l’archéologie. Au contraire, l’étude des sites de la plaine littorale entre Montpellier et Lattes, le Lunellois ou la plaine de la Vistrenque, complétera un corpus archéologique déjà riche.

Dans ce cadre, l’Inrap mobilise 80 archéologues, une cellule de coordination et des spécialistes (géomorphologues, topographes, céramologues, archéobotanistes, archéozoologues…).

Le village médiéval de Saint-Gilles-le-Vieux : début des fouilles

La première fouille débute fin octobre pour une durée de six mois. Il s’agit de la fouille du village du haut Moyen Âge de Saint-Gilles-le-Vieux, sur la commune d’Aimargues (Gard).

Les archéologues y exhumeront des bâtiments d’habitations ou d’exploitation, un bâtiment aux puissantes fondations qui pourraient être celles d’une tour ou d’une église et un cimetière, mais aussi  des vestiges d’ensilage, des parcelles de culture et de pacage, des fours et peut-être des puits. La fouille, sur une surface de deux hectares, au cœur de ce village, revêt un caractère exceptionnel pour la plaine du Languedoc.

Source : INRAP

Posté en date du 6 novembre 2012
France - Andilly : une ferme gauloise en bordure du Marais poitevin (INRAP, 24 octobre 2012)

En amont de la construction d’un lotissement par la SAS Les Terres d’Aunis et sur prescription de l’État (Drac Poitou-Charentes), les archéologues de l’Inrap fouillent depuis le 20 août 2012, une surface de 16 268 m². En 1995, lors d’un survol aérien, le site est découvert par Jacques Dassié (spécialiste d’archéologie aérienne), à la périphérie du bourg d’Andilly, rue Saint-Nicolas. L’intervention actuelle a permis de mettre au jour la totalité d’une ferme gauloise (Lire la suite)

Posté en date du 6 novembre 2012
France - Le bourg antique de Chassenon (INRAP, 19 octobre 2012)

Sur prescription de l’État (Drac Poitou-Charentes), les archéologues de l’Inrap fouillent depuis le 27 août et jusqu’à fin octobre 2012, dans le bourg de Chassenon, sur 1 000 m². Cette opération intervient en amont du projet de construction de trois logements par Logélia et fait suite à un diagnostic réalisé par le service départemental d’archéologie de Charente. Ainsi, les recherches ont mis au jour une occupation antique débutant au Haut-Empire et perdurant pendant au moins trois siècles. Trois phases d'occupation sont identifiées avec notamment la construction d’une villa antique.

La première période d’occupation, sous le règne d’Auguste, se traduit par la construction d’un premier bâtiment auquel succède une villa ou une domus (riche maison de ville). Durant le Bas-Empire (IIe-IIIe siècles après J.-C.), les matériaux de construction existants sont réemployés (économie du recyclage). Cet ensemble est agrandi et complété par un espace balnéaire (petits thermes privés).
Cette implantation, différente de celle des quartiers proches du sanctuaire, pose encore question. Elle ouvre néanmoins des perspectives intéressantes sur la périphérie des noyaux urbains associés au sanctuaire. La fouille a fourni un important dépôt de terres cuites architecturales, ainsi que des objets de la vie quotidienne (céramiques, fibules, monnaies, etc.). Ce mobilier va permettre d’élargir de manière significative le corpus existant et d’étoffer la documentation.

À la fin du Bas-Empire ou au début du Moyen Âge, le site est abandonné. Témoignant de la mutation de l’agglomération vers le monde médiéval ou moderne, trois sépultures ont été découvertes. Elles ouvrent une réflexion sur les pratiques funéraires car la fouille se situe à la limite des deux mondes : l’agglomération antique (Cassinomagus) et le Chassenon médiéval qui se développe autour de l’église du XIe siècle. Par ailleurs, un four de verrier atteste une activité artisanale. Ces éléments seront datés par le biais d’analyses réalisées au radiocarbone (14C).

Source : INRAP

Posté en date du 6 novembre 2012
Italie - Les noms de famille pour retracer cinq siècles de migrations en Italie (Museum national d'histoire naturelle, 15 octobre 2012)

En Italie, l’adoption des noms de famille date de la fin du Moyen-Âge, ou du début de la Renaissance, lorsque l’Eglise imposa aux paroisses de tenir des registres de la population. Les migrations sont un phénomène constant dans toute population et les descendants d’un ancêtre éloigné dans le temps vivent rarement au même endroit que lui. Plus le temps passe et plus les individus s’éloignent du lieu d’origine de leur famille. La révolution industrielle a entraîné une accélération de ce phénomène. Une équipe de recherche franco-italienne impliquant notamment l’unité « Eco Anthropologie et ethnobiologie » (Muséum national d’Histoire naturelle/CNRS) s’est penchée sur la diffusion des patronymes en Italie afin d’étudier les liens entre généalogie et identité culturelle qui se sont établis au cours des derniers cinq siècles. Il apparaît que certaines régions sont largement peuplées par une population proche de celle du de la fin du Moyen-Âge mais, aussi, que le télescopage entre identité culturelle et identité « généalogique » est très complexe : ce qui revient à remettre en question un discours unitaire sur les origines. Cette étude vient d’être publiée dans la revue américaine Human Biology (Lire la suite)


Posté en date du 6 novembre 2012
France - Maillé, les découvertes archéologiques sous la future LGV Tours - Bordeaux (INRAP, 9 octobre 2012)

Dans le cadre du projet d’aménagement de la ligne à grande vitesse devant relier Tours à Bordeaux, une fouille archéologique a été prescrite par le Service régional de l’Archéologie (Drac Centre) à Maillé, sur le versant nord de la vallée de la Vienne, au nord du ruisseau du Réveillon. D’une surface de presque 8 hectares, les recherches ont mis au jour des vestiges datant de la Préhistoire jusqu’au Moyen Âge.

La caractérisation des vestiges, leur datation et l’étude spatiale devrait permettre de mieux comprendre ces occupations.

Une première occupation préhistorique


16000 à 11000 avant notre ère
Les vestiges préhistoriques se limitent à quelques éléments en silex taillés : lame et éclats de débitage datant du magdalénien (16000-11000 avant J.-C.). En provenance du plateau, ils témoignent d’une occupation dès la Préhistoire récente. En effet, la présence d’argile contenant des silex favorise l’implantation de ces populations qui trouvent ici des matières premières facilement accessibles.

L’installation gauloise…


80 à 30 avant notre ère
L’occupation gauloise se développe principalement au sud de l’emprise. Il s’agit d’un réseau fossoyé peu étendu, mais relativement bien structuré. Les vestiges semblent délimiter des parcelles à vocation agricole, puisqu’il n’y a pas de trace d’habitat. L’entretien régulier des fossés, par curage, indique la présence d’une communauté certainement pérenne. Un mobilier abondant a été retrouvé (céramique et faune). Il témoigne de la proximité de l’habitat et permet de dater cette occupation de La Tène D (80-30 avant J.-C.).

Puis antique


Ier au IIIe siècle
L’occupation antique (Ier-IIIe siècle après J.-C.) se retrouve en partie au-dessus de celle de La Tène. Les vestiges sont fortement arasés comme en témoignent les rares maçonneries mises au jour. Un enclos maçonné délimite un espace où se trouvent de nombreuses fosses et deux celliers. Le mobilier retrouvé est composé de fragments de céramique sigillée, d’amphores, d’enduits peints, de meules, et de nombreux moellons calcaires. Il témoigne d’un domaine agricole antique d’une certaine importance.

L’essor agricole au Moyen Âge


VIIe à XVe siècle
L’occupation médiévale apparaît dès l’époque mérovingienne (VIIe siècle), prend son essor sous les Carolingiens (VIIIe-Xe siècle) et se poursuit jusqu’au bas Moyen Âge (XIVe-XVe siècle). Deux pôles, constitués de bâtiments sur poteaux, de structures de stockage (silos) et délimités par un fossé, se distinguent nettement à partir de la période carolingienne. La fouille a également livré quelques tessons de céramique, plusieurs fragments de meules et un important lot de faune domestique (bovins, ovins, porcins, oiseaux). L’ensemble témoigne d’espaces à vocation agricole : élevage, stockage de céréales et autres denrées. Plusieurs souterrains, certains voués au stockage, d’autres destinés à servir de refuge, se répartissent sur l’ensemble du site. Ces données révèlent une communauté dense et organisée, probablement régie par un pouvoir seigneurial.

Source : INRAP

Posté en date du 6 novembre 2012
France - Livre blanc pour l'archéologie préventive (Communiqué du 5 octobre 2012)

La Ministre de la Culture et de la Communication a chargé une Commission d’évaluation scientifique économique et sociale d’élaborer un Livre Blanc sur l’archéologie préventive. Nous avons le plaisir de vous annoncer la mise en ligne de pages Internet destinées à informer la communauté scientifique, et au-delà l’ensemble des acteurs et du public intéressé par l’archéologie, sur les missions et les travaux de cette commission.

Nous vous invitons à découvrir ces pages qui seront enrichies régulièrement : http://www.archeologie.culture.gouv.fr/livre_blanc


Posté en date du 26 octobre 2012
France - "Un souterrain-refuge, témoin du Moyen Âge tourangeau ?" (INRAP, 9 octobre 2012)

Entre juillet et septembre 2012, plusieurs chantiers de fouilles archéologiques ont été menés à Sublaines (Indre-et-Loire) par l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap), sur prescription de l’État (Drac Centre). Dans le cadre de la création d’une zone artisanale par la communauté de communes de Bléré-Val-de-Cher, les archéologues y fouillent des vestiges néolithiques, antiques et médiévaux.  Parmi les témoignages de la période médiévale,  un souterrain-refuge, intégralement conservé, vient d’être mis au jour. Cette découverte est rare dans le cadre de fouilles archéologiques préventives (Lire la suite)

Posté en date du 12 octobre 2012
France - "Maillé, les découvertes archéologiques sous la future LGV Tours - Bordeaux" (INRAP, 9 octobre 2012)

Dans le cadre du projet d’aménagement de la ligne à grande vitesse devant relier Tours à Bordeaux, une fouille archéologique a été prescrite par le Service régional de l’Archéologie (Drac Centre) à Maillé, sur le versant nord de la vallée de la Vienne, au nord du ruisseau du Réveillon. D’une surface de presque 8 hectares, les recherches ont mis au jour des vestiges datant de la Préhistoire jusqu’au Moyen Âge. La caractérisation des vestiges, leur datation et l’étude spatiale devrait permettre de mieux comprendre ces occupations. (Lire la suite)

Posté en date du 12 octobre 2012
France - "Archéologie sur la 2e phase de la LGV Rhin-Rhône : premières découvertes en Bourgogne" (INRAP, 26 septembre 2012)

Dans le cadre de la seconde phase de la ligne à grande vitesse Rhin-Rhône, l’Inrap réalise actuellement plusieurs fouilles archéologiques en Côte-d’Or. Celles-ci révèlent déjà plusieurs sites exceptionnels, dont une riche villa antique à Labergement-Foigney. Ces recherches s’inscrivent dans la continuité des opérations archéologiques, réalisées par l’Inrap pour Réseau ferré de France. De 2004 à 2008, lors de la première phase de la LGV Rhin-Rhône, les archéologues avaient exploré plus de 1 500 hectares.  Seize fouilles avaient alors été menées en Bourgogne et en Franche-Comté, mettant au jour les villae antiques de Jallerange, Burgilles, Thervay, Brans, Chaucenne, Geneuille, et l’exceptionnel moulin médiéval de Thervay, dans le Jura (Lire la suite)

Posté en date du 28 septembre 2012
France - Lettre ouverte adressée à Monsieur Vincent PEILLON, Ministre de l'Education nationale - Contribution des étudiants en histoire de l'art des universités

Septembre 2012 

Etudiants en histoire de l'art, nous ne pouvons que nous réjouir de la concertation amorcée par le ministère de l'Education nationale sur la refondation de l'école de la République. Reprenant une promesse de campagne du candidat Hollande, la « Refondation » intègre l'éducation artistique et culturelle aux vingt-et-une problématiques soumises au débat public. A cette occasion, nous souhaitons attirer l'attention des ministres sur le rôle que l'histoire de l'art doit tenir au sein du futur plan d'éducation artistique et culturelle. Nous regrettons que jusqu'à présent, les historiens de l'art et aient été tenus à l'écart de la concertation.

Dans notre système éducatif actuel, nous aurions dû attendre l'entrée à l'Université pour découvrir les richesses de l'histoire de l'art. Fort heureusement, grâce à une reproduction sociale toujours efficace, un certain nombre d'entre nous ont eu la chance d'y être sensibilisés jeunes, dans un environnement familial privilégié. Les inégalités se répètent au fil des parcours universitaires, ceux dont la passion a été encouragée dès l'enfance réussissant mieux ensuite. N'est-il pas temps d'offrir à l'ensemble des élèves un enseignement d'histoire de l'art généralisé ?

Beaucoup d'efforts ont été initiés, et beaucoup restent à réaliser, pour favoriser la rencontre entre l'élève et l'artiste, entre l'élève et l'oeuvre d'art. Cependant l'éducation artistique et culturelle ne doit pas se cantonner aux temps périscolaires. L'effort ne doit pas être porté uniquement par le ministère de la Culture et de la Communication. L'histoire de l'art doit intégrer pleinement les nouveaux programmes scolaires, afin d'ouvrir les yeux de nos jeunes frères et soeurs sur les images qui les entourent, le patrimoine dans toute sa diversité, la création artistique contemporaine, de leur apprendre à construire un langage artistique, adopter une posture autonome qu'ils pourront exercer tout au long de leur vie. Jeunes citoyens européens, nous devons tous savoir que l'Europe artistique n'a pas attendu l'Europe politique, que les civilisations de la Méditerranée n'ont jamais été mieux mêlées les unes aux autres que dans les arts. Nous partageons la conception de la culture qu'a exprimée François Hollande, à l'occasion de l'inauguration du département des arts de l'Islam du musée du Louvre, « d'une culture ouverte à tous. Chaque citoyen, chaque personne, a droit à la beauté et à la création. Nul ne doit en être écarté, pour quelles que raisons que ce soient, les pires étant le préjugé ou l'ignorance. »

La réforme de l'histoire des arts a manqué sa cible, faute d'ambition. Dans une école de la République refondée, l'histoire des arts doit être confiée à des historiens de l'art, recrutés par le biais du nouveau concours de recrutement promis par le candidat Hollande, un CAPES et/ou une agrégation à construire ensemble. Nous nous tenons prêts à faire parvenir aux ministères des propositions précises, dans un délai de trois mois, afin de créer ce concours tant attendu. Les enseignants ainsi recrutés sauront trouver une place nouvelle au sein des équipes pédagogiques et construire des projets transdisciplinaires. Seuls les historiens de l'art peuvent introduire dans les salles de classe les connaissances spécifiques d'une discipline qui, de l'Antiquité à nos jours, de l'Orient à l'Occident, sait et doit s'appuyer sur des savoirs aujourd'hui cantonnés à l'Université. Nous sommes plusieurs milliers d'étudiants formés à l'histoire de l'art, aussi nombreux que nos confrères historiens désormais, mais nous demeurons privés d'un débouché majeur, passionnant, à l'utilité pressante : l'enseignement.

Si l'ambition des ministres de l'Education nationale et de la Culture est de donner à tous les jeunes d'aujourd'hui des mots pour décrire les images dont nous sommes assaillis, leur permettre d'en parler entre eux et avec leur entourage, si les ministres souhaitent assurer, à long terme, une plus grande sensibilité au patrimoine et à la création, s'ils souhaitent encourager un circuit économique en plein développement, profiter d'un potentiel civique formidable, ils doivent avoir le courage de bousculer les emplois du temps actuels pour accorder sa place à une discipline qui attend, impatiemment, de s'ouvrir à l'ensemble de la société.

Etudiants en histoire de l'art, nous demandons que l'on nous permette enfin d'enseigner à l'ensemble des élèves de notre pays l'histoire des arts, dans le cadre d'une école ambitieusement refondée.

Page Facebook de référence : Histoire de l'art, un enseignement possible ?

Posté en date du 24 septembre 2012
France -  Les Vestiges Chalcolithiques et Paléolithiques de Foissac en danger !

Un projet d'agrandissement d'un élevage de cochons (passant de 1000 à 8000 têtes par an) sur la commune de Causse et Diège met en péril les vestiges archéologiques chalcolithiques et paléolithiques de la grotte de Foissac en Aveyron.

Le projet d'épandage du purin actuel s'arrête à peine à 100 m des pertes alimentant le réseau et il est sur le bassin versant de la cavité. La carte ci-jointe montre que plusieurs ruisseaux présents dans la zone d'épandage alimentent le cours d'eaux qui s'engouffre dans la perte souterraine de la grotte de Foissac. Une étude hydrogéologique semble avoir occultée ce détails pourtant essentiel.
Ce site archéologique souterrain est riche en sépultures, poteries et empreintes chalcolithiques fouillées et préservées in situ pour la raison d'une conservation exceptionnelle (fouilles F. Rouzaud, M.-A. Garcia et H. Duday de 1978 à 1988). Plus récemment, en 2006, une branche de la grotte de Foissac (réseau de plus de 8 kilomètres) a livré des peintures paléolithiques qui pourraient être mise en péril seulement 6 années après leur découverte !

Des crues fréquentes et naturelles mettent en charge le réseau de Foissac et recouvrent certains vestiges mais sans aucune dégradation et ce depuis des millénaires. Qu'en sera-t-il lorsque les eaux seront chargées de lisier ? Comme en témoigne une photographie ci-jointe des pollutions ont déjà été remarquées alors que l'élevage se limite actuellement à 1000 têtes. Le projet en question doit mener le nombre de tête à 8000 par an !
Une enquête publique se terminant le 27 septembre, malheureusement trop discrète, a été mise en place à l'adresse suivante :

Monsieur Le Commissaire Enquêteur
Mairie de Causse et Diège, Loupiac
12 700 CAUSSE ET DIEGE.

N'hésitez pas à leur écrire pour leur faire part de vos expériences archéologiques et de votre point de vue sur ce type de pratique, ou simplement de votre opposition à ce projet.

Vous pouvez également contacter le gérant et conservateur de la grotte préhistorique de Foissac pour de plus amples informations :
Sébastien du Fayet de la Tour : sebastien.dufayet at voila.fr
portable : 06 11 75 97 02
Grotte de Foissac : 05 65 64 60 52

Vous trouverez ci-joint les différents documents relatifs à ce projet, et pour ceux qui ne connaissent par Foissac, un photomontage de quelques vestiges archéologiques conservés tels que découverts pour vous faire une meilleure idée de l'importance de la préservation de ce site. Olivier Huard"

L'épandage de lisier existe déjà et voilà des constats photographiques URL : https://plus.google.com/> d'une visite jeudi dernier (13 sept 2012) du bassin de décantation du siphon aval du réseau de Foissac : La Jonquière (site classée Monument Historique et réserve d'eau potable !).

L'association LES PALÉONAUTES (réseau des sites archéologiques et paléontologiques en Quercy) se mobilise pour soutenir Foissac et met en place une pétition que vous pouvez signer en cliquant sur le lien suivant : pétition URL : http://www.change.org/

Nous comptons sur votre soutien, et par avance MERCI !
Bertrand DEFOIS
Président du réseau Les Paléonautes


Posté en date du 19 septembre 2012
France - Les rayons X perçent un nouveau mystère sur l'altération d'une oeuvre de van Gogh (CNRS, 14 septembre 2012)

Pourquoi des parties du tableau de van Gogh « Fleurs dans un vase bleu » peint en 1887 ont-elles changé de couleur au cours du temps ? C'est ce que viennent de comprendre des scientifiques du CNRS, de l'ESRF (European Synchrotron Radiation Facility), des Universités d'Antwerp (Belgique), TU Delft (Pays-Bas), du Musée Kröller-Müller d'Otterlo (Pays-Bas) et de DESY (Deutsches El ektronen SYnchrotron) à Hambourg (Allemagne). Le processus de dégradation, à l'interface entre peinture et vernis, inconnu jusqu'à maintenant a pu être identifié grâce à des techniques sophistiquées utilisant notamment des rayons X. C'est un vernis en principe protecteur, appliqué après la mort du peintre qui a transformé le jaune éclatant des fleurs en gris orangé. Ces résultats sont publiés sur le site de la revue Analytical Chemistry
(Lire la suite)
France - Découverte du plus ancien Homme moderne asiatique : présentation du fossile le 25 septembre 2012 (CNRS, 14 septembre 2012)

Une équipe de recherche internationale, co-dirigée par Fabrice Demeter, chercheur Muséum national d'Histoire naturelle, Anne-Marie Bacon, chercheur CNRS3, et Laura Shackelford de l'Université Saint Louis aux Etats-Unis, a mis au jour le crâne du plus ancien Homme moderne asiatique connu. Publiée la semaine du 20 août 2012 dans la revue PNAS, cette découverte confirme l'ancienneté de la présence de l'Homme moderne en Asie au-delà de 50 000 ans. Le fossile original sera présenté à Paris fin septembre lors d'une conférence de presse au Muséum national d'Histoire naturelle (Lire la suite)
France - Des ex-voto dédiés à Apollon au fond de puits à Mesnil-Saint-Nicaise (INRAP, 14 septembre 2012)

Dans le cadre des recherches archéologiques menées sur prescription de l’État (Drac Picardie) en amont du tracé du canal Seine-Nord Europe, sous maîtrise d’ouvrage de Voies navigables de France, une équipe de l’Inrap a récemment découvert un sanctuaire gallo-romain (fanum) sur les communes de Nesle et de Mesnil-Saint-Nicaise (Somme) (Lire la suite)
France - Découverte d’un temple antique sous le couvent des Jacobins à Rennes (INRAP, 13 septembre 2012)

Une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille, depuis décembre 2011, le site du couvent des Jacobins à Rennes. Réalisée sur prescription de l’État (Drac Bretagne),  à l’emplacement du futur centre des congrès de Rennes Métropole, cette fouille urbaine est l’une des plus importantes jamais menées dans l’Ouest de la France (Lire la suite)
France - La chimie éclaire les secrets de fabrication des lampes mameloukes (CNRS, 11 septembre 2012)

Le Département des Arts de l'Islam du musée du Louvre ouvrira ses portes au grand public le 22 septembre 2012. Il présentera alors parmi d'autres, quatre grandes lampes et une bouteille à long col en verre émaillé datant de la période mamelouke (1250-1517) qui ont pu, pour la première fois, être analysées in situ grâce à une technique non invasive et mobile, la spectroscopie Raman. Menée par des physico-chimistes du Laboratoire de dynamique, interactions et réactivité (CNRS/UPMC), en collaboration avec le département des Arts de l'Islam du musée du Louvre, cette étude révèle la palette de pigments utilisés à cette époque pour générer les couleurs vives ornant ces objets. Le bleu est, par exemple, obtenu soit par du lapis-lazuli, soit par du cobalt. Ces travaux font l'objet d'une publication dans The journal of Raman spectroscopy et éclairent d'un jour nouveau la fabrication des œuvres mameloukes. Ils délivrent des informations inédites sur ces objets rares, fragiles et précieux (Lire la suite)
France - Des légionnaires romains aux bâtisseurs de la cathédrale : la fouille de la place du Château à Strasbourg (INRAP, 30 août 2012)

Au cœur du centre historique de Strasbourg, classé au Patrimoine mondial de l’Humanité, une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille actuellement, sur prescription de l’État (Drac Alsace), la place du Château, au pied de la cathédrale. Ces fouilles, réalisées dans le cadre du réaménagement du site par la ville et la communauté urbaine de Strasbourg, sont une occasion unique d’explorer les origines antiques de la ville, de découvrir le camp romain de la VIIIe légion Auguste, d’exhumer les vestiges du chantier de construction de la cathédrale (Lire la suite)
France - Pétition lancée pour la sauvegarde d'un monument exceptionnel situé rue de la courtine à Limoges

Les pétitionnaires souhaitent la création d'un Musée et l'ouverture au public d'un mausolée païen dédié à une personnalité (sur lequel s'implante une église, puis une nécropole du Haut-Moyen-Age)

Posté en date du 25 août 2012
Laos - Découverte du plus ancien Homme moderne asiatique (Muséum national d'Histoire naturelle, 22 août 2012)

Une équipe de recherche internationale, co-dirigée par Fabrice Demeter, chercheur au Muséum national d'Histoire naturelle (UMR CNRS/MNHN 7206) a mis au jour le crâne du plus ancien Homme moderne asiatique connu. Cette découverte exceptionnelle confirme l'ancienneté de la présence de l'Homme moderne en Asie au-delà de 60 000 ans et vient d'être publiée dans la revue PNAS du 20 août 2012 (Lire la suite)
Afrique du Sud - Des dents fossilisées « croquent » le régime alimentaire des hominidés (CNRS, 7 août 2012)

Comment se nourrissaient les hominidés, nos ancêtres très lointains ? Les australopithèques, les paranthropes et les Homo(1) ayant vécu autour de deux millions d'années avant notre ère en Afrique du Sud, adoptaient des régimes alimentaires bien différents. C'est ce que viennent d'établir des chercheurs du Laboratoire de Géologie de Lyon (CNRS/ ENS de Lyon/ Université Claude Bernard Lyon 1) et du Laboratoire d'Anthropologie moléculaire et imagerie de synthèse (CNRS/Université Toulouse III - Paul Sabatier/Université de Strasbourg) grâce à l'analyse de dents découvertes dans cette région. Ces résultats, publiés le 8 août 2012 dans Nature, permettront de mieux comprendre certains aspects biologiques et sociaux de l'évolution humain (Lire la suite)
Afrique du Sud - L'apparition des premières cultures de chasseurs-cueilleurs modernes d'Afrique du Sud repoussée de 24 000 ans (CNRS, 26 juillet 2012)

À quel moment les cultures de chasseurs-cueilleurs semblables à celles qui se maintiennent encore aujourd'hui en Afrique du Sud ont-elles émergé ? Jusqu'à présent, on pensait qu'elles avaient surgi il y a environ 20 000 ans. Une équipe internationale coordonnée par des chercheurs du laboratoire de la Préhistoire à l'Actuel : Culture, Environnement et Anthropologie (CNRS/Université Bordeaux 1/ministère de la culture et de la communication) vient de repousser cette date à moins 44 000 ans. Avec des chercheurs du laboratoire archéologies et sciences de l'antiquité (CNRS/Universités Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Paris Ouest Nanterre La Défense/ministère de la culture et de la communication) ils ont daté et analysé le matériel archéologique découvert dans la grotte sud-africaine de Border Cave. Ils ont ainsi pu observer la transition culturelle et technologique qui s'est opérée progressivement à cette époque. De nombreux outils marquent un passage vers des comportements modernes et sont semblables à ceux qu'utilise encore aujourd'hui le peuple San d'Afrique du Sud. Ces travaux font l'objet de deux articles publiés la semaine du 30 juillet 2012 dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (Lire la suite)
France - Une épave romaine dans le port antique d’Antibes (INRAP, 26 juillet 2012)

Une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille actuellement une partie du port antique d’Antibes. Ces recherches, menées à l’occasion de la construction d’un parking souterrain porté par la société QPark, viennent de mettre au jour une épave romaine. Conservé sur plus de 15 m de long, le bateau est couché sur le flanc (Lire la suite)
France - "Un site gallo-romain aux portes de l’antique Samarobriva" (INRAP, 17 juillet 2012)

Préalablement à l’aménagement de la ZAC de Renancourt par Amiens Aménagement, une équipe d’archéologues de l’Inrap mène entre mars et août 2012 une fouille prescrite par l’État (Drac Picardie). En 1997, des prospections pédestres avaient permis une première estimation du potentiel archéologique du secteur. Ces informations ont été complétées par une fouille réalisée la même année, en amont de la construction de la pénétrante ouest d’Amiens (actuelle avenue de Grâce) reliant l’autoroute A16 aux faubourgs de la ville. L’intervention archéologique menée en 2012 devra permettre de caractériser l’occupation gallo-romaine du site de manière extensive et de retracer le mode de vie d’une riche famille de propriétaires terriens implantée en marge de la ville de Samarobriva (Amiens). Ce site offre aussi la possibilité d’observer les mutations d’un domaine rural au tournant de la Conquête (Lire la suite)
Amérique - Le peuplement de l'Amérique vu par la génétique (CNRS, 11 juillet 2012)

L'étude la plus complète retraçant l'histoire du patrimoine génétique des populations amérindiennes vient d'être réalisée à partir des données génétiques de 500 personnes provenant de 52 populations amérindiennes et 17 sibériennes. L'analyse s'est portée sur 364 470 marqueurs génétiques et a permis de prendre en compte, pour la première fois, les métissages européens et africains au sein de chaque individu. Cette recherche a été menée par un consortium d'une soixantaine de chercheurs provenant d'Europe et des trois Amériques, et notamment du CNRS (Lire la suite)
France - "Des tombes à hypogée sur le canal Seine-Nord Europe" (INRAP, 10 juillet 2012)

Les archéologues de l’Inrap achèvent actuellement la deuxième campagne archéologique des 150 hectares de la future plate-forme de Sauchy-Lestrée / Marquion (Pas-de-Calais), sur le tracé du canal Seine-Nord Europe. Menées sur prescription de l’État (Drac Nord-Pas-de-Calais), une des dernières fouilles vient de livrer sept exceptionnelles sépultures gallo-romaines de la fin du Ier siècle-début du IIe siècle de notre ère (Lire la suite)
France - Sur les traces des premiers peuplements européens à Etricourt-Manancourt (INRAP, 6 juillet 2012)

Depuis le mois d’avril, une équipe d’archéologues de l’Inrap met au jour à Etricourt-Manancourt, sur prescription de l’État (Drac Picardie), plusieurs occupations paléolithiques dont la plus ancienne remonte à 300 000 ans (Lire la suite)
France - Mise en ligne du programme interactif « Archéologie du vin » produit par l’Inrap et le Centre culturel et touristique du vin (Inrap, 4 juillet 2012)

L’Inrap et le Centre culturel et touristique du vin ont signé une convention de partenariat visant à diffuser des contenus culturels sur l'archéologie du vin. Premier fruit de cette collaboration : le programme interactif « Archéologie du vin ». Après une diffusion en avant-première lors de Bordeaux fête le vin, qui s’est déroulé du 28 juin au 1er juillet dernier, « Archéologie du vin » est aujourd'hui en ligne et consultable sur tablettes et Smartphones (Lire la suite)

Waterloo, retour sur la découverte d’un squelette d’un soldat mort en 1815 (Archeologia.be, 4 juillet 2012)

L'archéologue Dominique BOSQUET, Attaché au SPW-DGO4, Service de l’Archéologie en province de Brabant wallon, revient sur la découverte d’un squelette d’un soldat mort lors de la célèbre Bataille de Waterloo (Lire la suite)
Belgique - Le "Casque de Weyler", joyau des collections du Musée archéologique d’Arlon (4 juillet 2012)

En exclusivité pour Archeologia.be, le Musée archéologique d’Arlon vous propose de découvrir une des plus belles pièces de ses collections (Lire la suite) .
Le programme "L’Enfant et la mort dans l’Antiquité, des pratiques funéraires à l’identité sociale" (EMA), financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) est piloté par le centre Camille Jullian avec les unités de recherche ArScan et Centre d’études alexandrines. Il a tenté de rassembler la documentation croissante sur les pratiques funéraires en centrant la recherche sur le cas des enfants (jusqu’à 12-14 ans). Les informations collectées entre 2008 et 2012 sur un ensemble de sites représentatifs de l’ensemble "chrono-culturel" défini (le monde antique grec et romain, du début du Ier millénaire av. J.-C. à la fin de l’Antiquité) ont permis de dresser un premier inventaire, nécessairement évolutif, des tombes d’enfants sur le pourtour méditerranéen.

Le résultat de ce travail est présenté dans une base de données, interrogeable par sépulture ou par nécropole, selon les modes d’ensevelissement, le traitement des corps, le mobilier funéraire, la période et la zone géographique.

A consulter depuis peu sur : http://www.mae.u-paris10.fr/ema/

Posté en date du 28 juin 2012
Une riche villa antique révélée par la fouille de la ZAC d’Ussol à Saint-Rémy-de-Provence (INRAP, 25 juin 2012)

Préalablement à l’aménagement de la ZAC d’Ussol par la ville de Saint-Rémy-de-Provence (13 Habitat), une fouille préventive a été prescrite par l’État (Drac Provence-Alpes-Côte d’Azur) sur un site ayant révélé la présence d’une villa antique lors d’un diagnostic archéologique. Actuellement menée par une équipe d’archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, l’étude scientifique exhaustive du site, couvrant deux hectares, permet de dégager le plan exact des bâtiments, de préciser leur chronologie et leur vocation (Lire la suite)
Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, déplore le vol d’une partie d’un trésor monétaire archéologique intervenu aujourd’hui au musée de Sens (Yonne) et assure le personnel du musée de son soutien (Paris, 17 juin 2012)

Le vol commis ce matin très tôt par trois cambrioleurs, qui sont entrés par effraction dans le musée, porte sur une centaine de globules en or. Ces monnaies gauloises appartiennent au « trésor de Saint-Denis-les-Sens », comportant 242 pièces et découvert lors des fouilles archéologiques préventives opérées à l’occasion de la construction de l’autoroute A5, qui a fait l’objet d’un dépôt de l’Etat dans le musée municipal de Sens.

Les cambrioleurs, qui semblent avoir agi avec préparation, ont pénétré, gantés et cagoulés, dans le musée autour de 5h30 par l’arrière du bâtiment et se sont dirigés directement vers la vitrine sécurisée dans laquelle était exposé le trésor, qu’ils ont attaqué avec une barre de fer. L’agent de surveillance a été réveillé par l’alarme qui s’est alors déclenchée et, cherchant à intervenir, s’est trouvé confronté aux cambrioleurs, qui ont réussi à prendre la fuite avec une partie du trésor.

Aurélie Filippetti constate que les dispositifs de sécurité mis en place semblent avoir correctement fonctionné, limitant ainsi sans doute l’importance du vol, et se réjouit que l’agent assurant la surveillance de nuit du musée, dont elle salue le professionnalisme et le sang-froid, n’ait pas subi d’agression physique, malgré la brutalité des conditions de ce cambriolage. Elle souhaite apporter son soutien à l’ensemble de l’équipe du musée. Elle regrette que de tels méfaits puissent priver les collections publiques d’un ensemble archéologique d’un important intérêt patrimonial et formule le voeu qu’il soit retrouvé au plus vite, grâce à l’enquête confiée conjointement à la police judiciaire d’Auxerre et à l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), auxquels elle exprime toute sa confiance.

Le conseiller sûreté des musées de France et un responsable du Service des musées de France de la Direction générale des patrimoines se rendront dès demain sur place pour faire le point sur la situation et réaffirmer la solidarité du Ministère de la Culture et de  la Communication.

Source : Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication, 17 juin 2012
France - Un fort éphémère pour préparer la prise de Maastricht en 1673 (INRAP, 13 juin 2012) 

Une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille, dans la plaine d’Achères (Yvelines), le fort Saint-Sébastien, camp d’entrainement des troupes de Louis XIV en vue de la prise de Maastricht. Ces fouilles prescrites par l’État (Drac Ile-de-France), et réalisées par l’Inrap pour le SIAAP (Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne) sont un préalable à la modernisation des installations du syndicat. Les 28 hectares fouillés portent sur la totalité du front d’attaque sud du fort (Lire la suite)
France - Un groupe d’habitations du début de l’époque mérovingienne à Saint-Florent-sur-Cher (INRAP, 13 juin 2012)

Dans le cadre de l’aménagement de la ZAC des Terres des Brosses située à Saint-Florent-sur-Cher, l’État (Direction régionale des affaires culturelle du Centre) a prescrit des fouilles afin d’étudier plusieurs bâtiments du VIe siècle repérés lors du diagnostic archéologique réalisé en 2011. Ces investigations menées par l’Inrap du 5 mai au 8 juin 2012 ont permis la découverte en très grand nombre de vestiges datés du début de l’époque mérovingienne, et notamment un groupe d’habitations dont la superficie environne 2 500 m2 (Lire la suite)
France - Fouille d’un campement préhistorique solutréen à Boulazac (INRAP, 24 mai 2012)

Depuis novembre 2011, une équipe d’archéologues de l’Inrap fouille, sur prescription de l’État (Drac Aquitaine), un important campement solutréen à Boulazac (Dordogne), près de Périgueux, en préalable à l’aménagement d’un centre de traitement et de valorisation des déchets, par la société Sita, filiale de Suez Environnement (Lire la suite)
Simulation du climat au Miocène moyen : les conditions environnementales en Europe auraient-elles pu favoriser la migration des Hominoïdes ? (CNRS, 14 mai 2012)

Unique phase de réchauffement global des 30 derniers millions d'années et période majeure dans l'histoire des hominoïdes, le Miocène moyen (17 à 13 Ma1 environ) marque leur première dispersion de l'Afrique vers l'Eurasie, et plus particulièrement vers l'Europe. Jusqu'à présent les conditions climatiques précises associées à cette période restaient inexpliquées. Grâce à la combinaison d'un modèle de climat couplé océan-atmosphère et d'un modèle de végétation, des chercheurs du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ), de l'IPHEP (CNRS/Université de Poitiers) et de l'Université de Liège, ont réussi à simuler les changements environnementaux intervenus au Miocène moyen en Europe. Leurs résultats permettent ainsi, pour la première fois, d'identifier les conditions climatiques (température, concentration de CO2, cycle de l'eau, volume de glace) nécessaires au développement de forêts subtropicales en Europe, offrant ainsi un habitat favorable aux hominoïdes en dehors du territoire africain. Ces résultats viennent d'être publiés en ligne par la revue Geology (Lire la suite)
Emirats Arabes Unis - Découverte en Arabie de la plus ancienne perle fine archéologique au monde (Source : Communiqué de presse CNRS - Paris, 7 juin 2012)

Des chercheurs du laboratoire Archéologies et sciences de l'antiquité (ArScAn) (CNRS/Université Paris Ouest Nanterre La Défense/Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/ministère de la culture et de la communication, Inrap) viennent de mettre en évidence la plus ancienne perle fine archéologique de l'humanité (Lire la suite
Pérou - Un tombeau spectaculaire mis à jour à Pachacamac (Source : Communiqué de presse de l'ULB - Bruxelles, 22 mai 2012)

"Une équipe du Centre de recherches en archéologie et patrimoine, CReA-Patrimoine vient de mettre au jour un tombeau exceptionnel contenant plus de 80 défunts de différents âges. La découverte, provisoirement datée des alentours de l'an 1000, a été faite à Pachacamac, Pérou (Lire la suite)
Source : Communiqués de presse CNRS - Paris, 10 mai 2012

Chypre : découverte du plus ancien village d'agriculteurs de toutes les îles méditerranéennes

Le plus ancien village d'agriculteurs de toutes les îles méditerranéennes vient d'être découvert à Chypre par une équipe d'archéologues français impliquant notamment le CNRS, le Muséum national d'Histoire naturelle, l'INRAP, l'EHESS et l'Université de Toulouse II, le Mirail. On pensait jusqu'à présent qu'en raison de son insularité, Chypre avait été atteinte par les premières sociétés agricoles néolithiques, mille ans après la naissance de l'agriculture au Proche-Orient (aux alentours de 9 500/9 400 avant J-C). La découverte de Klimonas, village daté de presque 9000 ans avant J.-C, prouve au contraire que ces premières sociétés agricoles ont migré peu de temps après les débuts de l'agriculture depuis le continent proche-oriental. Elles ont apporté à Chypre le blé, mais aussi des chiens et des chats. Ces résultats illustrent aussi la maîtrise précoce de la navigation de ces populations. Ils sont publiés par la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).

Les villageois sédentaires du Néolithique ancien ont commencé à cultiver des céréales sauvages au Proche-Orient, aux alentours de 9 500 av. J.-C. De récentes découvertes ont montré que l'île de Chypre était alors fréquentée par des groupes humains, mais les premières traces attestant de la culture des céréales et de la construction de villages n'étaient jusqu'à présent pas antérieures à 8 400 av. J.-C. Les résultats récents des fouilles archéologiques de Klimonas démontrent que de véritables communautés villageoises étaient installées à Chypre entre 9 100 et 8 600 ans avant J-C. En effet, les archéologues ont trouvé sur le site les restes d'un bâtiment collectif en terre crue de 10 mètres de diamètre, semi-enterré, qui devait servir à rassembler les récoltes communes et autour duquel se regroupaient des constructions domestiques. A l'intérieur, les archéologues ont mis au jour quelques offrandes votives comme des flèches en silex ou des perles de pierre verte. Des restes très abondants d'objets (éclats de silex, outils en pierre, parures de coquillages...) ont été également découverts dans ce village. Ces outils de pierre et les constructions fabriquées par ces villageois ressemblent à ceux que l'on trouve sur les sites néolithiques contemporains du proche continent. Des restes de graines carbonisées de plantes locales et de céréales introduites depuis les côtes levantines (comme « l'amidonnier », l'un des premiers blés introduits du Proche-Orient) ont été également retrouvés à Klimonas.

L'analyse des ossements retrouvés sur le site permet de savoir que la viande consommée par ces populations provenait de la chasse d'un petit sanglier chypriote indigène (seul grand gibier présent sur l'île à cette époque) et que des chats et des petits chiens domestiques avaient été introduits depuis le continent. Ces découvertes montrent que ces premières sociétés agricoles ont migré depuis le continent peu après les débuts de l'agriculture et ces déplacements à grande distance au tout début du Néolithique témoignent de leur maitrise de la navigation.
Le site de Klimonas est fouillé jusqu'à la fin du mois de mai 2012 et fera l'objet d'une nouvelle campagne de fouilles en 2013. Ces travaux impliquant plusieurs laboratoires de recherche (1) ont été financés par le CNRS, le projet européen LeCHE, le Muséum national d'Histoire naturelle, l'INRAP, le ministère des Affaires étrangères et européennes et l'Ecole française d'Athènes.

Notes :

(1) Le laboratoire Archéozoologie, archéobotanique : sociétés, pratiques et environnements (Muséum national d'Histoire naturelle/CNRS) ; le laboratoire Travaux et Recherches Archéologiques sur les Cultures, les Espaces et les Sociétés (TRACES) (Université de Toulouse II, le Mirail /CNRS/EHESS Paris/ministère de la culture et de la communication/INRAP) ; le laboratoire ARCHEORIENT - Environnements et sociétés de l'Orient ancien (ARCHEORIENT) (Université Lumière Lyon 2/CNRS) ; et le laboratoire de mesure du carbone 14 (LMC14) (CNRS/IRD/CEA /IRSN/ministère de la culture et de la communication).

Références :

First wave of cultivators spread to Cyprus at least 10,600 y ago. Jean-Denis Vigne, François Briois, Antoine Zazzo, George Willcox, Thomas Cucchia, Stéphanie Thiébault, Isabelle Carrère, Yodrik Franele, Régis Touquete, Chloé Martina, Christophe Moreau, Clothilde Comby, and Jean Guilaine, Proceedings of the National Academy of Science, USA. May 7, 2012.
Paris, le 5 avril 2012

Le ministère de la Culture et de la Communication souhaite apporter des précisions suite au démantèlement par la douane de Melun d'un réseau de pilleurs de vestiges archéologiques.


Cette affaire illustre l'ampleur du préjudice commis par l'utilisation de détecteurs de métaux hors des cadres légaux. En effet, sonder le sol à l'aide d'un tel appareil, creuser et extraire, sans méthode scientifique, des objets métalliques à des fins personnelles ou mercantiles constitue non seulement une infraction prévue et punie par la loi, mais également une atteinte au patrimoine et entraine la perte irrémédiable des données scientifiques qui auraient pu être exploitées par des archéologues. Ce réseau de pilleurs alimentant un trafic illicite de biens culturels a donc privé à tout jamais l'ensemble de la communauté nationale d'une partie de sa mémoire.

Le ministère de la Culture et de la Communication demandera donc à ce que l'État se porte partie civile dans cette affaire comme il le fait de manière systématique pour tous les dossiers de cette nature.

En effet, l’objet archéologique dispose d’une valeur d’étude qui ne vaut que par le soin qui est accordé à la description des conditions et des circonstances de sa découverte, et par la documentation scientifique qui représente une partie intégrante des archives de fouilles, qui lui est indissociable et qu’elle doit toujours accompagner. C'est la raison pour laquelle toute utilisation d'un détecteur de métaux et de manière plus générale toute investigation archéologique sont soumises à une autorisation administrative préalable qui ne peut être accordée que par le préfet de Région.

Source : Ministère de la Culture et de la Communication

A voir aussi : Le patrimoine archéologique : un bien fragile et non renouvelable.

Cette plaquette s'inscrit dans les suites données au rapport remis au ministre de la Culture et de la Communication le 25 février 2012 par le CNRA intitulé Détecteurs de métaux et pillage : le patrimoine archéologique national en danger. Très synthétique, elle rappelle à tous le cadre juridique d'utilisation des détecteurs de métaux, ce que dit la loi et les risques encourus en cas d'infraction.


Archeologia.be